31.08.2006
Pas touche au VENEZUELA.
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19:30 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, fn, udf, pcf, élections
Chaque jour un article de l'Humanité.
Les partis politiques prennent en compte une évolution des relations entre l’État et les partenaires sociaux dans leurs propositions électorales.
Sans prendre parti pour tel ou tel candidat, les organisations syndicales ne seront pas absentes du - débat électoral. François Chérèque vient d’écrire aux partis politiques pour mettre en débat les propositions de la CFDT. L’UNSA travaille sur une « adresse » aux candidats pour novembre. Les syndicats devraient faire de la démocratie sociale un de leurs chevaux de bataille. La CGT, qui compte à son calendrier des premiers rendez-vous avec le PS et les Verts, veut insister sur « l’instauration d’une citoyenneté dans l’entreprise que le patronat se refuse à reconnaître », insiste Bernard Thibault. De leur côté, après le blocage provoqué par la crise du CPE, les leaders politiques promettent dorénavant de composer avec les partenaires sociaux. Qu’en est-il réellement ?
À gauche, les programmes affichent tous l’ambition d’instaurer une « nouvelle démocratie sociale ». Le Parti socialiste veut « reconsidérer » le système de relations sociales, en proposant une « représentation effective des salariés » dans les PME et la fonction publique. Il promet de se saisir des prochaines élections prud’homales pour établir une représentativité syndicale basée sur l’audience électorale et s’engage à « généraliser le principe de l’accord majoritaire ».
Le Parti communiste inscrit aussi cette réforme à son programme, mais va plus loin concernant la citoyenneté à l’entreprise, qui deviendrait « constitutionnelle ». Des droits nouveaux « d’intervention des salariés et de leurs organisations » seraient octroyés. Dans l’esprit du PCF, qui veut « en finir avec les pleins pouvoirs du chef d’entreprise », la démocratie sociale « reste à inventer ». Elle s’inscrit dans un ensemble plus vaste d’un « nouvel âge démocratique » incarné dans une sixième République.
À droite, le discours est radicalement différent. Nicolas Sarkozy a précisé ses orientations lors d’une réunion des cadres de l’UMP consacrée à la réforme en mai dernier. Préconisant de « mieux définir ce qui relève de la loi et ce qui relève du contrat », il penche pour une plus grande liberté de contracter des accords, qu’il nomme « arrangements », au niveau des entreprises. Une revendication portée par le MEDEF qui rêve de diminuer l’intervention législative sur les réformes sociales et d’individualiser les conditions de travail. Nicolas Sarkozy veut aussi instaurer en France un « syndicalisme moins conflictuel, plus concret, plus influent », emboîtant là encore le pas à Laurence Parisot, la patronne du MEDEF qui, hier encore, a appelé le « syndicalisme français à rejeter la culture du conflit pour adopter celle du compromis ». Lors de cette convention de l’UMP, alors que Nicolas Sarkozy fustigeait la « dictature des minorités agissantes », s’en prenant aux grévistes dans les services publics, François Fillon, son principal conseiller, se disait convaincu « que l’évolution du monde syndical est une des clés de la transformation française », appelant les troupes de l’UMP à encourager « l’émergence d’un pôle de syndicats réformistes ».
P. M

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19:15 Publié dans Actualité., Décryptage. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, fn, udf, pcf, élections2007
Ségolène / Sarkozy... Un duél annoncé.

Tous les médias et les sondages nous le répètent sans arrêt: ils seront tous les deux au second tour de la présidentielle.
Alors n'allons pas voter... puisque nous n'avons plus le choix. Seulement, interrogeons-nous un instant sur les raisons de ce "bourrage de crâne".
Veut-on nous voler l'élection présidentielle? Veut-on nous imposer un choix?
Ces deux là, sont-ils crédibles ? Sont-ils si différent l'un de l'autre?
Dîtes ce que vous pensez de tout cela. Exprimez-vous!
A vos claviers.
16:22 Publié dans Actualité. | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, pcf, udf, mpf, fn
Petit tour d'horizon non exhaustif des courants politiques français.
IL Y A QUELQUE CHOSE QUI NE TOURNE PLUS ROND EN "POLITIQUE"
A L'extrême gauche, la guerre des "frères" a des limites.
Lutte Ouvrière serait prête à soutenir la LCR, si Mme Laguiller ne trouvait pas ses 500 signatures indispensables pour concourir une sixième fois à l'Elysée. C'est dans une lettre adressait au leader de la LCR datant du 24 juillet, que la candidate de LO signifie qu'elle serait prête à voter pour le "facteur" si elle ne parvenait pas à obtenir ses signatures. Mais attention, la madone rouge, n'est pas prête à aller plus loin. Pas question de faire un meeting en commun. Car derrière tout cela, il n'y a pas d'accord politique en vue entre les deux formations d'extrême gauche.
C'est simplement une affaire d'arithmétique. Si l'un des deux n'arrivent pas à concourir, il soutiendra l'autre du bout des lèvres. C'est de "la solidarité révolutionnaire".
Pour moi, c'est de la solidarité "politicienne", et non une question de rapprochement politique. Comment LO peut-elle justifier un tel revirement de position envers la LCR, demain alors qu'aujourd'hui la même LCR est qualifiée "de mouvementiste?" ( Mouvementiste = suivre la mode, la tendance politique majoritaire sans l'analyser, être opportuniste.) Seule la magie peut l'expliquer. Non, bien sûr. C'est de la stratégie "politicarde". Aujourd'hui, Mme Laguiller ne veut pas entendre les appels à l'union. Seul son micro parti a raison contre tous. Mais demain, si les signatures ne sont pas là, la LCR serait acceptable. Ce n'est pas "très communiste" comme comportement politique. J'ai toujours cru qu'il fallait un rapprochement de positions politiques pour s'associer avec un autre parti. Le PCF n'en a pas toujours fait la preuve, bien évidemment, mais l'extrême gauche nous le rappelle sans arrêt dans ses discours. Et patatra, la madone rouge nous joue la désespérée dans une lettre et se dit prête à changer de cap.
Droite nationale, union des patriotes et magouilles.
Il y en a d'autre qui, à l'autre bout de l'échiquier politique, nous la joue aussi de la même manière. Je veux parler de la fameuse "union à magouille", pardon "patriotes" du FN/ MNR. Bien sûr je ne mets pas LO dans le même sac que le FN. Mais tout de même, la démarche est sensiblement la même. Le FN cherche à rassembler toute l'extrême droite ( pardon droite nationale) derrière la candidature de Jean-Marie Le Pen dans le but de centraliser les signatures, les voix et bien sûr de se partager les circonscriptions. Faut dire que le gâteau est appétissant. Plus les voix se porteront sur cette "union", mieux se sera pour les comptes de ces formations. L'Etat rembourse et octroie des subventions selon le nombre d'élus et de voix obtenues par un parti. Ce qui est normal. Sauf, que l'on comprend mieux alors les motivations de certains partis ou groupuscules tel le MNR prêt à ramasser le maximum en s'unissant à un plus gros que soit.
C'est aussi ça "l'union des patriotes".
Des Verts en passant par l'UDF, la même logique s'affirme…
Chez les Verts, il semble que c'est la même logique qui domine: la recherche de postes et de sous.
Ces derniers après avoir choisi un candidat avant d'avoir un programme, ce qui est en soit normal chez les Verts, ont courtisé le PS pour obtenir un maximum d'élus à l'assemblée nationale. En effet, ils voulaient obtenir du Parti Socialiste, un groupe parlementaire, soit 20 députés. Celui-ci a refusé et leur a proposé un groupe parlementaire avec le Parti Radical. Inacceptable pour les écolos. D'où la recherche d'alliance avec les communistes d'une part puis avec les "autres Verts" d'autre part. Les premiers les ont envoyé gentiment dans les roses, les seconds sont venus. Les Corinne Lepage, ou encore Nicolas Hulot ont accouru. C'est pas très grave si l'une est de droite et l'autre ne fait pas de politique. L'important c'est de faire plus de 5% pour se rembourser. Mais pour Nicolas Hulot, le compte n'y est pas. D'où, sa prochaine visite à l'UDF de François Bayrou. Il pourra y rencontrer un certain Michel Rocard (PS). Les deux hommes devraient écouter ce que dit le parti de centre droit, et se décider vers le mois de décembre.
En clair, il y a vraiment quelque chose pourri en France. Tous courent vers les plus offrants. C'est l'une des conséquences de la 5ème République, c'est bien comme le "coup d'état permanent", où le choix du poulain est plus important que les valeurs politiques défendues.
A quand une nouvelle République?
Ulrich Savary.
10:55 Publié dans Actualité., Chez les pignoufs de droite... | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, fn, udf, pcf, élections
Hommage.
« Nous sommes très fiers d’être du parti de Bernard Birsinger »
Lundi à Paris, les militants ont salué l’homme, le communiste, l’élu, et le dirigeant dont ils se sentaient très proches. Il a été inhumé mardi, à 16 heures, à Bobigny.
Chagrin et inquiétude, il faudra continuer sans lui. Lundi soir, le hall de « Fabien », le siège du PCF, s’est révélé exceptionnellement exigu pour l’hommage du Parti communiste à Bernard Birsinger. Sept, huit cents personnes, pour l’essentiel des communistes, encore incrédules de la terrible nouvelle, avaient tenu à témoigner de l’amitié et du respect qu’inspirait Bernard Birsinger. Des militants, des dirigeants, des élus, des personnalités de sa ville de Bobigny, de son département, de toute la France aussi. Les regards lourds de peine ou brillants de larmes disent combien chacun, dans cette foule, se sentait proche de cet homme d’exception. C’est « le précurseur » auquel Marie-George Buffet rend hommage. Celui qui le premier prit un arrêté proscrivant dans sa commune, toute expulsion locative. Celui qui, dès 2001, avait lancé « une grande consultation pour construire une ville belle, solidaire, une ville partagée ». « Bernard avait voulu que les habitants soient co-inventeurs de leur ville, rappelle la secrétaire nationale du PCF. Et beaucoup l’avaient été, travaillant à concrétiser leurs rêves. » Marie-George Buffet indique comment Bernard Birsinger « avait pris le parti de la jeunesse ». Parlementaire, « il fut souvent identifié comme le député des droits de l’enfant », relayant en particulier une proposition du Parlement des enfants pour qu’une infirmière officie dans chaque école du pays. Elle rappelle « les violentes campagnes qu’il subit, avec sa première adjointe Catherine Peyge, à propos du CD produit par des jeunes rappeurs de Bobigny ». « Certains à droite allèrent jusqu’à demander sa destitution, se souvient Marie-George Buffet. Bernard aurait pu se désolidariser, plier. Qui ne l’aurait compris ? Mais, il m’en informa d’ailleurs quelques heures avant, il s’afficha aux côtés des jeunes, partageant leurs colères, parfois débordantes, parfois choquantes. Ce jour-là, nous avons été nombreux à être fiers d’être du même parti que Bibir. » La secrétaire nationale salue « cette capacité à porter les valeurs progressistes quels que soient les contre-courants », évoquant ses combats pour le Pacs, le droit de vote des étrangers, son action pour faire reconnaître l’esclavage comme crime contre l’humanité, son engagement contre la peine de mort et pour la libération de Mumia Abu-Jamal.
Hervé Bramy témoigne de l’hommage rendu dans toute la Seine-Saint-Denis, « où la personnalité et les convictions de Bernard ont fait de lui un homme, un communiste respecté pour ses capacités à rassembler, un homme capable de fédérer, de faire émerger le meilleur du commun ». Le président du conseil général évoque le « militant du logement pour tous » : « quel pavé dans la mare n’as-tu pas lancé en ouvrant ce débat, parfois houleux mais toujours passionnant, sur la gratuité du logement social, utopie concrète qui trouverait sa réalisation dans la création d’un service public de l’habitat ». Militant du logement, Bernard Birsinger était aussi un véritable militant pour la ville. Hervé Bramy rappelle comment le maire de Bobigny en parlait : « La ville npas d’abord de pierre et de béton. Elle est d’abord d’imaginaire. Elle n’est pas d’abord de routes et de circulations, elle est d’abord de cheminements humains, de solidarités, de passions. » Cette passion de la ville qu’éprouvait Bernard Birsinger, Hervé Bramy en retient « l’affichage, lors des voeux de la municipalité, de ces centaines de clichés de personnalités, d’élus, d’habitants et de salariés, tirant la langue pour mieux affirmer la fierté de cette ville " effrontément populaire ", de cette population à la fois humble et rebelle parmi laquelle il vivait au milieu de la cité Karl Marx ». Parlant au nom des élus communistes dont Bernard Birsinger présidait l’association nationale, Serge Hulot, secrétaire de l’ANECR devait rappeler qu’à peine élu président, le maire de Bobigny avait souhaité « donner plus de visibilité à tout ce que font les élus, si proches des gens et de leurs souffrances ». Serge Hulot annonce que les élus communistes dédieront leur espace à la Fête de l’Huma à - celui qui était « empli de création, d’innovation, de combativité, et généreux pour les partager ».
Intelligence, humanité, impertinence, courage, innovation, les trois orateurs ont évoqué une image symbolique de celui « qui avait aussi l’audace de parler d’amour » à la population, en réalisant « une salle des mariages révolutionnée par l’imaginaire d’Hervé Di Rosa ». « Ta générosité, ton dynamisme, tes révoltes vont nous manquer, conclura Marie-George Buffet. Mais il suffira de nous rappeler ton sourire, tes paroles, tes projets, pour continuer sur ton chemin. »
Olivier Mayer.
09:06 Publié dans Actualité. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.08.2006
LA LCR SE DECHIRE!!
Depuis l'ouverture hier de son université d'été à Port Leucat, la "ligue" montre au grand jour ses divisions.
En effet, la candidature du "facteur" des banlieues chics de Paris, a du plomb dans l'aile. Deux raisons à cela. La première est la difficulté pour le candidat LCR de trouver des parrainages. Selon M. Krivine, c'est la conséquence directe de la consigne de M. Hollande (PS) de ne pas donner de signatures pour un autre candidat que celui du parti socialiste. Bien que je n'approuve pas cette consigne pour le moins étrange, il ne faut pas non plus exagérer la portée de celle-ci: les maires sans étiquettes sont libres de choisir pour qui ils signent!
La deuxième raison est quant à elle bien plus croustillante. L'opposition interne à la LCR croit toujours à une candidature unitaire anti-libérale avec le PCF. Or, Olivier Besancenot fait de la surenchère à ce sujet. Les conditions qu'exige le candidat LCR pour son retrait de la campagne sont purement démagogiques. En effet, il exige la garantie de non-participation à un gouvernement avec le PS pour s'unir avec le PCF. Disons-le tout de suite. L'union avec le PS me gêne si c'est pour refaire la gauche plurielle bis. En fait, cela dérange l'ensemble des militants du PCF et surtout les nouveaux arrivés. Bon nombre des nouveaux adhérents du parti communiste ( + 7000 en 2005) ne sont pas là pour valider une orientation "social-libérale" comme dit la LCR. Donc, en clair tous le monde est d'accord. Sauf, que pour Besancenot , dont la candidature n'est soutenue que par 58% des militants LCR ( sur 2000 adhérants cela ne représente pas grand chose.) le compte n'y est pas. En fait, c'est plus le PS qui dérange M. Besancenot que la politique menée par celui-ci. Dire que le cas échéant, la LCR et son facteur se retrouveraient dans un gouvernement à coter d'un socialiste, dérange beaucoup le camarade Olivier. Peut-être a-t-il peur de rencontrer un ancien dirigeant de la LCR reconvertie en ministre socialiste tel que Julien Drey par exemple? C'est vrai cela ferait mauvais genre en conseil des ministres.
Alors, M. Besancenot s'est réfugié derrière un discours faussement radical à la Laguiller, hier devant les 750 militants présents à Port Leucat.
Certains, d'ailleurs marque leur distance avec ce discours là. En effet, M. Picquet ( chef de file de la minorité et pro-candidature unitaire) ne se range pas derrière l'oriflamme trotskiste. Il explique que les choses bougent rapidement aujourd'hui Les comités pour une candidature unitaire "de la gauche de la gauche" sont prés de 500 dans toute la France répartis dans 95 départements. Mais surtout, ils ont été renforcés par la venue de militants syndicaux et du PCF. Ces derniers vont monter à Paris le 10 septembre pour désigner les modalités de choix d'un candidat. Dans ce cadre un compromis semble émerger sur la question du PS. Les participants de ces collectifs s'engagent à ne pas aller dans un gouvernement en cas de victoire du PS sur les bases du programme socialiste tel qu'il est aujourd'hui. Même pour le nom du candidat, les choses avancent. Mme. Buffet est prête à être la "porte-parole" de cette candidature. Clémentine Autain (apparentée PCF) également. Et cela ne semble pas déranger la majorité des membres de ces collectifs, dont fait parti M. Picquet.
Mais pour M. Besancenot, le compte n'y est toujours pas.
C'est de la surenchère stupide digne de Lutte Ouvrière. En clair, soit le "facteur" cherche à diviser le plus possible et ainsi favoriser le candidat PS, ou tout simplement, il a un ego tellement important, qu'il veut absolument être candidat. En somme, M. Besancenot veut témoigner lors cette élection, plutôt que de gagner. Bref, c'est un " gauchiste!"
Ulrich Savary.
10:05 Publié dans Actualité., Billets d'humeur., Elections | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, pcf, udf, mpf, fn
Chaque jour un article de l'Humanité.
Place nette pour Alain Juppé
Les élus de la majorité municipale ont démissionné.
« Alain Juppé a, alors qu’il était investi d’un mandat électif, public, trompé la confiance du peuple souverain. » C’est le plus cinglant des attendus du jugement par lequel Alain Juppé a été condamné en appel le 1er décembre 2004 à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité dans l’affaire des emplois fictifs du RPR que l’ancien premier ministre espère aujourd’hui faire oublier en se représentant devant les électeurs. La mise en scène du retour sur la scène politique de ce lieutenant de Chirac, à quelques mois de la présidentielle, est réglée comme du papier à musique. Elle passe, après neuf mois d’exil au Québec, par la reconquête de son fauteuil de maire de Bordeaux. Hier, les élus de la majorité municipale (UMP, UDF et divers droite) ont démissionné en bloc, pour provoquer une élection municipale anticipée dont le premier tour pourrait avoir lieu le 8 octobre. Muet jusqu’ici sur le sujet, Alain Juppé, lui, devait s’exprimer ce matin lors d’une conférence de presse.
Si ce scénario n’est pas, en coulisses, sans irriter certains élus de droite, il a été entériné sans heurts, les conseillers municipaux UMP comme UDF jouant la reconduite de leurs mandats. Les élus d’opposition, eux, ne dissimulent pas leur indignation face à un scrutin davantage destiné à remettre en selle une personnalité politique qu’à répondre aux préoccupations des Bordelais. Conseillère municipale (PCF), Claude Mellier juge que la campagne éclair qui se profile « ne poursuit qu’un seul objectif : redonner à Juppé un pouvoir qu’il mettra au service des grandes fortunes, du patronat et de ses projets de démolition sociale ». « C’est le fait du prince, le caprice d’un homme qui considère Bordeaux comme sa propriété », renchérit Jacques Respaud, conseiller municipal socialiste. Tous deux estiment que l’ex-édile souhaite faire de cette élection un plébiscite plutôt qu’un choix démocratique. Et plaident, pour ce rendez-vous électoral anticipé, en faveur de « l’unité des forces de gauche ».
Rosa Moussaoui

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08:50 Publié dans Chez les pignoufs de droite... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump. pcf, udf, mpf, fn, parti socialiste
29.08.2006
300 EUROS TOUT DE SUITE!!!
Alors que la vie coûte de plus en plus cher, le gouvernement et l'INSEE ont annoncé une hausse de 0.9% du pouvoir d'achat des ménages français. Seulement, le compte n'y est pas. La plupart d'entre nous, peut constater tous les jours, l'envolée des prix des légumes frais ou de l'essence alors que les salaires stagnent. Face à cette situation, la réponse du gouvernement est l'augmentation de la prime de précarité ou encore l'invention "d'un ticket de transport". Ceci est un scandale. Quant bien même cette prime de précarité permet un "soi-disant 13ème mois" selon le Premier Ministre ou ce ticket pourrait permettre une petite baisse du budget consacré aux transports pour les familles, le salaire moyen français reste lui l'un des plus bas de l'Union Européenne. En effet, la France se classe au 14ème rang européen pour son salaire médian, c'est à dire pour le salaire moyen en France.
Les mesures prisent par le gouvernement ne vont rien régler au problème de fond : celui de l'augmentation des salaires.
Les communistes réclament donc, une hausse immédiate de 300 euros tout de suite du SMIC, et une augmentation graduelle des salaires supérieurs au SMIC (de 300 à 100 euros). Ceci est une mesure d'urgence sociale pour que les familles puissent "joindre les deux bouts".
Au-delà de cette mesure d'urgence, une véritable politique de l'emploi et de hausse des salaires doit être mener grâce à la négociation avec les partenaires sociaux pour que les salaires et le pouvoir d'achat des familles soit mieux pris en compte. Le travail doit retrouver sa valeur, cela passe par une politique de revalorisation générale des salaires.
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États-Unis . Les voix s’élèvent pour exiger le retour des soldats déployés en Irak. Rumsfeld rencontre des proches de GI dont la mission a été prolongée.
« Je suis complètement frustrée, déçue et désespérée. Au moment même où j’ai cru que la vie allait reprendre son cours et que le cauchemar était fini, le voilà qui redémarre de plus belle. » Jennifer Davis habite la ville d’Anchorage, en Alaska. Son mari, membre de la 172e brigade Stryker, venait d’achever une mission d’un an en Irak, à Mossoul. C’est du moins ce qu’elle croyait, jusqu’à ce que le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, annonce que les membres de la section de son mari allaient rester en Irak encore pour quatre mois, sinon plus. Parmi eux, plus de trois cents étaient déjà rentrés en Alaska, où se trouve leur base. Ils ont dû repartir, au désespoir de leurs familles qui ont rencontré samedi le secrétaire d’État venu répondre à leurs questions - à huis clos.
Jennifer Davis, elle, a filmé ce qu’elle considère comme un « show » de la part de Rumsfeld, et en a montré les images à la presse au Centre d’Alaska pour la paix, contribuant à alimenter la rage de ceux, de plus en plus nombreux aux États-Unis, qui critiquent la politique de Bush en Irak et réclament le retour des 138 000 soldats déployés sur place. En pleine escalade des violences en Irak, responsables et experts américains s’affrontent, plaidant tantôt pour des renforts supplémentaires tantôt pour un retrait d’une partie conséquente des troupes.
« Nous voulons que les troupes rentrent, nous voulons que la démocratie soit restaurée, nous voulons que vous cessiez de fouler au pied les droits civiques », ont ainsi réclamé plusieurs centaines d’opposants à la guerre réunis samedi sur le lieu des vacances de George W. Bush, à Kennebunkport, où certains manifestants l’ont appelé à « envoyer ses deux filles là-bas ». Ce dernier aurait, selon certains, renoncé cette année à son traditionnel séjour dans son ranch texan, craignant que ne se reproduisent les manifestations de 2005, menées par la pacifiste Cindy Sheehan.
« Nous réclamons une action de la part de nos représentants élus et (...) nous les appelons à cesser de jouer à la politique avec les vies de nos proches. Nous les appelons à les faire rentrer dès à présent et à prendre soin d’eux lorsqu’ils seront là », réclamaient d’autres manifestants, à Washington, membres des Military Families Speak Out, une association créée en 2002 et composée de familles de soldats. À deux mois et demi des élections parlementaires de mi-mandat, que sondages et experts estiment loin d’être acquis au parti présidentiel, la campagne devrait être marquée par les débats autour de l’investissement militaire américain en Irak. La cote de popularité de George W. Bush est passée sous la barre de 40 %, la popularité du Parti républicain avoisinant 29 %.
Quelle que soit la stratégie choisie, l’armée américaine peine de plus en plus à recruter des volontaires pour l’armée de métier. Le Pentagone a d’ailleurs annoncé la semaine dernière qu’il allait faire appel, pour la seconde fois depuis le début de l’invasion en Irak, à ses réservistes du corps des marines « pour soutenir la guerre mondiale contre le terrorisme ». En trois ans et demi le conflit irakien a coûté la vie à 2 609 soldats américains, quelque 20 000 autres étant blessés. L’armée a d’ailleurs ordonné jeudi un réexamen des pertes militaires en Afghanistan, en Irak et ailleurs depuis 2001. Le nombre de morts du côté des civils irakiens (plus de 3 400 pour le seul mois de juillet, le plus meurtrier depuis 2003) et les scandales récurrents autour des exactions de l’armée US n’aident pas non plus le gouvernement à sauver sa mise concernant sa politique étrangère, dont l’Irak demeure une « vitrine ».
« Dans dix ou quinze ans, vous pourrez tous regarder en arrière et apprécier l’importance et la valeur de ce qui a été fait », a plaidé Donald Rumsfeld devant les 700 familles de militaires rassemblées en Alaska, évoquant une fois de plus les attaques du 11 septembre 2001 et la menace terroriste. Une prime de 1 000 dollars va être accordée aux hommes de la 172e brigade Stryker pour chaque mois supplémentaire passé en Irak. Mais à la question des familles sur l’éventualité d’un retour pour les fêtes de fin d’année, le secrétaire d’État à la défense s’est contenté d’une réponse évasive, « j’aimerais avoir le pouvoir de dire oui mais je ne l’ai pas », ajoutant : « Je ne suis pas le père Noël. »
Anne Roy
09:41 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, fn, udf, pcf, élections
Chaque jour un article de l'Humanité.
Sonnés par le climat d’union sacrée qui régnait au début de l’intervention contre le Liban, les militants antiguerre retrouvent de la voix en dépit d’un contexte qui reste difficile.
Jérusalem, correspondance particulière.
Pour les mouvements israéliens opposés dès le départ à la guerre contre le Liban, la trêve fragile qui s’est installée a sonné le début d’un nouveau défi : celui de réveiller la conscience morale de la société. Le refuznik Ithzik Shabbat estime que les difficultés viennent notamment du fait que l’opinion publique israélienne a reçu un « matraquage médiatique » tout au long de l’intervention militaire : « toute notre presse, de droite comme de gauche, a joué le jeu du gouvernement en affirmant que la guerre était justifiée », dénonce ce jeune homme de vingt-huit ans qui a refusé de rejoindre son unité engagée au Liban. Il ajoute : « Ce n’est que maintenant que les questions importantes sur les objectifs et les erreurs commises sont examinées. La responsabilité des médias est énorme. » Un constat qui ne rend pas ce producteur pour une chaîne télévisée, dans la vie professionnelle, très optimiste sur la suite des événements : « Les critiques qui s’élèvent actuellement, notamment de la part des soldats réservistes, ne viennent pas d’une volonté de réfléchir sur les questions de fond, sur la guerre en elle-même, estime-t-il, mais constituent bien plus une réaction contre le gouvernement. »
vives critiques contre Ehud Olmert
Les vives critiques contre Ehud Olmert et son équipe risquent donc, aux yeux de nombreux militants pacifistes, de servir uniquement les intérêts politiciens d’une extrême droite embusquée. Ithzik Shabat, qui est membre de Yesh Gvul et refuse de servir dans les territoires palestiniens occupés depuis 2003, n’attend rien non plus d’une éventuelle commission d’enquête sur la conduite de la guerre (voir encadré), dénuée à ses yeux de véritable enjeu : « À mon avis, c’est une procédure post mortem », juge-t-il sans détour.
Le consensus national observé lors des combats puis le dur réveil actuel à l’heure où l’on fait les comptes ont plongé le public dans une confusion totale, laissant toutes les options ouvertes, selon la plupart des responsables des associations pacifistes. « Avec cette guerre et la situation catastrophique à Gaza, le constat qui, selon nous, devrait s’imposer, c’est l’évidence de l’échec de la politique unilatérale mise en oeuvre par Sharon et poursuivie par Olmert », explique Adam Keller, de Gush Shalom. Et de préciser que seul un processus politique « reposant sur des négociations, en priorité avec les Palestiniens et les Syriens, peut apporter la paix et la sécurité pour tous ».
CONFUSION ET PEUR AMBIANTE
Ces mêmes constats d’échec peuvent tout aussi bien mené le simple citoyen à estimer qu’il ne faut rien négocier et frapper, « toujours plus fort et toujours plus loin », s’inquiète cependant tout aussitôt le militant pacifiste. Il ajoute : « C’est exactement sur cette confusion et les peurs ambiantes que jouent le Likoud et des gens d’extrême droite comme Lieberman, en agitant le spectre du nucléaire iranien, en nous décrivant comme l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme islamiste et que sais-je encore. »
Pour Adam Keller, le grand défi à relever est donc « de réveiller la conscience des citoyens » et de les amener à se poser les vraies questions sur les relations futures à construire avec les voisins arabes. Il se réjouit du ralliement (que d’autres trouvent très tardif) du parti Meretz et de la Paix maintenant, qui soutenaient au départ la guerre, l’estimant « justifiée », mais se sont opposés à l’opération terrestre. « Nous nous réjouissons de les voir à nos côtés, affirme-t-il. Nous sommes d’ailleurs parvenus à une position commune sur la nécessité de relancer un processus de paix avec les Palestiniens et les Syriens. » Si ce ralliement est venu renforcer le « camp antiguerre » en Israël, les pacifistes israéliens restent réservés sur son importance et inquiets, pour l’heure, de la précarité des alliances passées avec des organisations qui ont pu faire preuve de tant d’ambiguïtés.
Valérie Féron.
09:30 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, ump, fn, udf, pcf, élections




