31.12.2006

UMP: le mensonge permanent.

comment le chômage baisse avec plus de chômeurs

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...grâce à la valse des radiations, l'augmentation des Rmistes, le drame de l'ASS, la croissance qui avec seulement 1,5% permet de stabiliser le taux de chômage grâce aux retraites de la génération du baby-boom...

il n'y a pas de miracles des chiffres pour ce Gouvernement qui s'illustre plutôt par les inégalités, la casse sociale, la flexibilité, l'appauvrissement des travailleurs.

En cette nouvelle année, luttons pour que le pays soit débarassé de l'UMP une bonne fois pour toute.

 

30.12.2006

Chavez annonce la création du Parti Socialiste Unifié du Venezuela.

 

Au cours d’une grande réunion publique convoquée, le vendredi 15 décembre, au théâtre Teresa Carreño de Caracas, pour fêter la victoire électorale et féliciter tous ceux qui l’ont rendue possible, Chavez a prononcé un discours très important au sujet de la nouvelle phase dans laquelle est entrée la révolution bolivarienne. Tout le discours était dirigé contre l’aile droite du mouvement bolivarien, qui a passé les deux dernières semaines à faire des appels à la conciliation avec l’opposition. Le discours a été reçu avec enthousiasme par les milliers d’activistes révolutionnaires présents dans le théâtre. Des centaines de milliers de personnes ont également écouté le discours, qui était diffusé à la radio et sur la télévision nationale.

Chavez a commencé par célébrer la victoire électorale, en insistant sur le fait qu’il s’agissait d’une victoire du peuple vénézuélien : « le premier qu’il faut féliciter, et qui est le propriétaire de cette victoire ». Chavez a expliqué que son rôle personnel était d’être « toujours l’instrument de la volonté populaire ».

...pour la suite de l'article ....suivez ce lien.

http://www.lariposte.com/Chavez-annonce-la-creation-du-Pa...

Roumanie, la mutation européenne

  Entre frénésie de consommation et inégalités criantes, la population vit l’adhésion à l’UE le 1er janvier comme une consécration. Pour satisfaire aux critères, le sacrifice a été rude.

Illuminations bleues et drapeaux étoilés. À quelques jours de l’entrée dans l’Union européenne (UE), l’effervescence des fêtes de fin d’année a pris une tonalité toute particulière en Roumanie. Dans les avenues de Bucarest, les panneaux publicitaires sont omniprésents et les bureaux de crédit à la consommation investissent l’entrée des magasins. Dans les hypermarchés, les files aux caisses se prolongent loin dans les rayons débordant des mêmes produits que partout ailleurs en Europe. Dix-sept ans après la révolution de décembre, qui a révélé au monde l’immense précarité de la population roumaine, le pays vit son intégration dans l’UE comme une consécration. Une bonne partie de la population se rue sur les produits « high-tech » et les boutiques de luxe des centres-ville. En plein boom, les centres commerciaux ont enregistré, en 2005, 85 % des recettes du commerce de détail et le nombre de magasins de discount a plus que doublé entre 2004 et 2005. Une fièvre consommatrice qui est cependant loin de toucher tout le monde.

Le pays enregistre une croissance autour de 8 % et le taux de chômage officiel a largement diminué (il était de 6 % en 2005). Les critères d’intégration auxquels s’est soumis le pays ont encouragé les marchés financiers, les multinationales et les grands groupes de la distribution, comme le français Carrefour qui multiplie les enseignes à travers le pays. Mais ce décollage n’a pas résorbé les inégalités criantes dont souffre le pays. Bien au contraire. 12 % des Roumains touchent le salaire minimum de 90 euros, le deuxième plus bas d’Europe après la Bulgarie, et le salaire moyen net tourne autour de 200 euros par mois. Dans un pays où la population vieillit et où la jeunesse part en nombre travailler à l’étranger, les premiers touchés par la misère sont les retraités dont la pension se réduit souvent à 50 euros. Dans les campagnes, nombreux sont ceux qui, pour se nourrir, continuent à cultiver le minuscule lopin de terre qu’ils ont hérité des restitutions d’après 1989. Dans les villes, certains sont contraints à mendier d’une voix discrète, un petit gobelet à la main, à quelques pas des vitrines de luxe. À moins d’être soutenus par leurs enfants, ou de continuer à travailler pour ceux qui le peuvent encore, les retraités doivent choisir entre se nourrir et se soigner : pour beaucoup, la cotisation pour l’assurance maladie (environ 6 euros par mois pour les sans-emploi), reste inaccessible. À Bucarest, on estime qu’entre 8 % et 10 % de la population déclarée n’est pas couverte par l’assurance maladie. Une population précarisée à laquelle s’ajoutent les 400 000 personnes qui vivent dans la capitale sans être recensées, selon les chiffres de la Caisse d’assurance maladie qui a lancé la semaine dernière une vaste campagne d’information et de sensibilisation auprès des populations les plus défavorisées.

Autre disparité criante, les infrastructures publiques et le logement. Si le centre de Bucarest souffre d’embouteillages chroniques, redoublés depuis le début du mois par la mise en place d’un nouveau Code de la route - Europe oblige - ce sont plutôt les périphéries et certaines villes de province qui sont le plus marquées par le manque de structures. Il suffit de parcourir quelques dizaines de kilomètres en dehors de la capitale pour trouver, à l’écart des grands axes, une ville sans électricité, sans eau courante, sans bitume, sans ambulance... Dans la capitale, certains quartiers sont quasiment privés de médecins de ville. Certaines situations extrêmes font parfois la une des journaux et nourrissent le discours des populistes. Ainsi, le 29 octobre, la compagnie d’électricité a coupé l’alimentation d’un quartier de Ferentari dans la partie sud de Bucarest : les habitants s’étaient reliés au système électrique par des raccordements sauvages, jugés illégaux et dangereux. Du jour au lendemain, 420 familles de 5 bâtiments se sont retrouvées sans électricité. C’est un populiste qui a pris son envol médiatique ces dernières années en piétinant ouvertement sur les plates-bandes du tristement célèbre leader de l’extrême-droite Vadim Tudor, le dénommé Gigi Becali, qui a réglé les 300 000 euros exigés pour mettre aux normes l’installation à l’occasion d’un show retransmis à la télévision. Un mois plus tard, les cinq blocs sont sortis les uns après les autres de l’obscurité totale dans laquelle ils étaient plongés. Mais les autres problèmes liés à l’insalubrité y sont toujours aussi marquants. Et l’électricité est encore régulièrement coupée dans d’autres rues du quartier où la population, majoritairement issue de la minorité Rom et très marginalisée, se heurte aux représentants des institutions et à la police.

Ces inégalités qui sautent aux yeux n’entament en rien l’aspiration de l’opinion roumaine à se conformer aux volontés et aux critères économiques d’une Europe dont ils attendent beaucoup, persuadée que celle-ci apportera à tous un meilleur niveau de vie. Tel ce retraité croisé dans la capitale qui affirme avec enthousiasme : « Les Roumains sont très inventifs, ils sauront tirer le meilleur parti de l’Europe, l’adhésion leur donnera l’impulsion nécessaire pour résorber les problèmes qu’il leur reste à surmonter. » Seules quelques inquiétudes sont perceptibles, principalement liées au panel des règles vétérinaires qui accompagnent l’adhésion. « Difficile de savoir aujourd’hui à qui bénéficiera le plus l’intégration, on le saura dans les années à venir », résume, confiante pour sa part, Zoé Petre, professeure à l’université de Bucarest et conseillère de l’ancien président Emil Constantinescu (centre droit). « Comme tous les grands changements, elle profitera inévitablement à ceux qui sont déjà bien placés, comme avant cela le régime de Ceausescu puis la révolution de 1989. » Mais pour elle, « le pays a d’abord besoin de fonds ». Et de se reposer de façon évasive sur « l’esprit latin des Roumains » et « leur sens de l’entraide » pour venir à bout des inégalités.

Anne Roy.

UMP/MPF/FN: l'union des démagos....

Le vote utile, c'est le vote communiste, le vote Marie-George Buffet !

 

29.12.2006

RASSEMBLEMENT ANTILIBÉRAL

L’urgence !
Quels sont nos buts ?

Nous sommes des millions à gauche à vouloir le changement. Le changement, c’est une volonté claire : rompre avec vingt ans de libéralisme pour une politique nouvelle. Nous voulons une gauche des salaires, une gauche des droits, nous voulons un haut niveau d’éducation pour tous, nous voulons enrayer la précarisation des salarié-es et régulariser les sans-papiers. Parce que des millions de travailleurs ont peur de se retrouver sans-logement, sans-emploi du jour au lendemain, nous voulons construire la gauche du courage.



Marie-George Buffet et les communistes sont engagés depuis des mois pour construire un rassemblement antilibéral avec des associations, des personnalités, des syndicalistes et les sensibilités politiques de la gauche populaire et citoyenne. Un rassemblement pour gagner. Un rassemblement à l’élection présidentielle et aux législatives pour transforme le paysage à gauche et constituer une majorité décidée à s’attaquer aux inégalités et aux souffrances.

Dépasser les blocages

Partout dans le pays des Collectifs de citoyens se sont formés dans les quartiers et les entreprises.
Plus de 800 existent dans le pays. à la suite de la victoire du NON, Avec les communistes, des socialistes pour le « Non », des membres de la Lcr, des syndicalistes,des personnalités issues du mouvement social, féministes, altermondialistes, écologistes, nous avons rédigé un programme.
Ces collectifs ont voté et plus de 61% se sont prononcés pour la candidature de Marie-George Buffet.
Depuis ce vote, cela bloque, les semaines passent sans que les organisations nationales n’arrivent à se mettre d’accord sur une candidature.

Ne nous laissons pas voler l’élection

Les médias veulent réduire la démocratie au choix entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, soit la fuite en avant libérale, soit le renoncement à changer la vie. Et c’est Le Pen qui tire les marrons du feu de ce bipartisme. Dans cette Présidentielle, ne vous laissez pas voler l’élection. Oui, nous voulons battre Sarkozy, et Le Pen et nous voulons une gauche décidée, une gauche de combat face au capitalisme.

La gauche populaire et antilibérale en campagne

Oui, il y a urgence. Après le vote des collectifs, après le vote des communistes, la gauche populaire et antilibérale doit à présent entrer en campagne. Ensemble, socialistes, communistes, écologistes, électeurs et électrices de gauche ou d’extrême-gauche, ensemble, nous serons l’espoir de cette élection.

 

 

27.12.2006

Front national / droit à l’IVG : Le temps des sorcières est révolu !

Les tergiversations diverses et variées du père ou de la fille Le Pen n’y changeront rien : ce parti d’extrême droite est contre le droit à l’IVG, contre le droit des femmes à maîtriser leur fécondité.

Passer de l’exigence de l’abolition de la loi Veil à celle de référendum pour y parvenir ne trompe personne. Ce que veulent ces tenants de l’ordre moral, c’est refuser le droit à l’amour et au plaisir des femmes autant que leur droit au bonheur d’une maternité voulue. En remettant cette question dans l’actualité ils veulent remettre au goût du jour le pêché originel dont les femmes seraient la cause pour mieux faire croire à la société qu’elle peut guérir en faisant qu’une partie d’elle même puisse dominer l’autre.

N’en déplaise au Front National, le temps des sorcières est révolu, celui des femmes libres est à l’ordre du jour. Le PCF est et sera de leurs luttes pour combattre toute domination d’où qu’elle vienne et refuser tout retour en arrière .

 

Congrès du MJCF : agression de jeunes communistes proches de "La Riposte"

Dans l’après-midi du dimanche 17 décembre, à Ivry-sur-Seine (94), alors que le congrès national de la Jeunesse Communiste tirait à sa fin, plusieurs délégués ont été violemment pris à partie, sur la voie publique, à l’extérieur du congrès. Nous voudrions dire à tous nos lecteurs que cette agression scandaleuse ne devrait pas les inciter à porter un jugement négatif sur le MJCF dans son ensemble. L’écrasante majorité des militants du mouvement n’approuve pas ce genre de comportement, et n’en est nullement responsable.

Les victimes de cette agression étaient des jeunes communistes qui se reconnaissent dans les idées de La Riposte. Ils ont été brutalement projetés à terre, et un téléphone portable leur a été volé. Leurs agresseurs étaient une bande de « gros bras » envoyée par la direction nationale du MJCF dans le but de leur « donner une leçon » et de faire comprendre à tous les jeunes communistes quel traitement leur sera réservé s’ils s’intéressent de trop près aux idées marxistes défendues par La Riposte.

L’idée des jeunes camarades proches de La Riposte était simplement de diffuser un tract aux délégués qui sortaient du congrès. Le tract en question faisait un parallèle entre les événements récents en Amérique latine (Venezuela, Bolivie, Mexique, etc.) et la situation ici, en France. Ensuite, le tract évoquait les élections de 2007, insistant sur la nécessité de battre la droite et appelant à voter pour le PCF. Nous invitons tous nos abonnés – qu’ils soient jeunes communistes ou pas – à lire ce tract (ici). Ils verront qu’il ne contient absolument rien qui puisse être considéré comme une provocation.

Alors que les camarades commençaient à diffuser le tract, rue Amédée Huon, aux premiers délégués qui sortaient du congrès, un groupe d’individus a fait irruption sur le trottoir pour leur demander d’arrêter la diffusion. Les camarades n’étaient pas d’accord. Après tout, il n’est pas interdit — bien heureusement ! — de diffuser des tracts sur la voie publique. Quelques minutes plus tard, les mêmes individus sont revenus, accompagnés d’autres de la même carrure, et se sont immédiatement jetés sur les camarades. Le secrétaire fédéral de la Haute-Garonne, Nafis Ghazouane, a été plaqué contre la grille attenante à la rue avec une telle violence qu’elle s’est brisée, au grand mécontentement du gardien chargé d’assurer l’entretien du site.

Quelle est la motivation de cette agression ? Les agresseurs eux-mêmes ont fourni une première explication. Selon eux, le Congrès Fédéral du MJCF de la Haute-Garonne n’a pas élu « la bonne direction », car l’ancienne direction n’a pas été reconduite. Aucun des membres de l’ancienne direction n’a été réélu, pour la simple raison qu’aucun n’a recueilli assez de voix. Lassée par les pratiques anti-démocratiques de l’ancienne direction, et convaincue de la nécessité de rétablir les idées du marxisme dans le MJCF, une nette majorité de jeunes communistes a élu la nouvelle direction fédérale. Celle-ci est donc composée de marxistes, qui se reconnaissent dans les idées défendues et développées par le journal La Riposte (pour plus d’informations à ce sujet, voir notre article Les jeunes marxistes prennent la direction du MJCF de la Haute-Garonne).

Dans la salle du congrès, une déléguée parisienne, Raphaëlle, a pris le micro pour dénoncer les agissements des « gros bras » de la direction, en dépit des tentatives pour la faire taire.

Cependant, l’agression n’était pas terminée. Peu de temps après, un autre individu s’est jeté sur une jeune camarade, Lidia Campos (16 ans). Lidia tenait son portable dans sa main, afin de filmer une éventuelle agression. Il lui a arraché son téléphone portable des mains, avant de disparaître dans l’enceinte du congrès. Ce téléphone appartient à Erwan Chiquito, un jeune communiste parisien présent au moment du vol.

Cette affaire a une dimension politique, mais aussi une dimension criminelle. Sur le plan politique, elle est l’expression du caractère anti-démocratique de la direction actuelle du MJCF. Dans un mouvement aussi important que le MJCF, l’existence de sensibilités différentes est inévitable. De nombreux jeunes communistes ne se reconnaissent pas dans le « jeunisme » réformiste qui caractérise la politique de sa direction, tout comme il y en a qui ne sont pas d’accord avec les marxistes. Mais dans un mouvement démocratique, ces divergences doivent être discutées fraternellement et de manière constructive. Le recours à la violence est un signe de faiblesse. Il traduit un manque de confiance, chez les dirigeants qui ont ordonné cette agression, en eux-mêmes et en leurs propres idées politiques.

Quant à la dimension criminelle de cette affaire, elle n’est pas à prendre à la légère. Normalement, lorsqu’on se fait agresser dans la rue, on ne connaît pas l’identité de son agresseur. Lidia et les nombreux témoins oculaires de ce vol ne connaissaient pas non plus le nom de l’individu concerné. Cependant, les camarades ont pu voir qu’il faisait partie du congrès, puisqu’il y est retourné immédiatement après le vol. Cela a permis d’obtenir son prénom et, plus tard, sa fédération. Il serait un membre du MJCF et du PCF de Seine-Saint-Denis (93). Grâce au site internet de la fédération PCF du 93, les camarades ont trouvé une photographie du voleur, qui a été formellement reconnu par de nombreux camarades présents sur les lieux au moment des faits, dont l’auteur de ces lignes.

Le lendemain du vol, Erwan Chiquito, accompagné d’un autre camarade, Oscar, lui aussi témoin du vol, sont allés au siège du MJC, place Colonel Fabien. Ils ont discuté avec Cédric Klérin, un dirigeant du MJC, qui a affirmé ne pas connaître l’individu sur la photo. Pourtant, en sortant du bureau, Erwan et Oscar ont croisé l’individu en question dans l’ascenseur, qui se rendait au sous-sol pour assister à une réunion. Erwan a tenté de discuter avec cette personne qui lui a répondu, à propos du vol de portable : « je ne vois pas de quoi tu parles ». Les autres membres de la direction présents sur les lieux l’ont défendu, en disant qu’il fallait le laisser tranquille car « il ne veut pas parler ». « On verra plus tard », disaient-ils. Face à ce comportement, Erwan n’avait d’autre choix que de porter plainte pour vol. La photographie et les éléments permettant de l’identifier ont été remis aux enquêteurs. L’enquête devrait donc aboutir rapidement, et la traduction en justice de l’individu ne devrait pas trop tarder non plus.

Au demeurant, la meilleure suite à donner à cette affaire, c’est de faire en sorte que le MJCF devienne un mouvement où les divergences politiques sont traitées politiquement. Si la direction du MJCF imagine qu’elle peut étouffer le débat et intimider les marxistes par la violence, elle se trompe lourdement. La seule conséquence tangible de ces méthodes, ce sera de discréditer la direction actuelle du mouvement. Quant aux camarades proches de La Riposte, ils n’ont besoin d’autres armes que l’explication fraternelle de leurs idées, et peuvent compter sur l’attachement de la vaste majorité des jeunes communistes aux valeurs de la démocratie et au droit de chaque jeune communiste de s’exprimer librement, sans crainte de violences physiques.

Greg Oxley

26.12.2006

Expulsions : Sarkozy veut du chiffre

Il faut du chiffre rond. 25000 ? ça serait bien ! Il faut que les avions partent à l’heure, il faut que les pilotes n’aient pas d’états d’âme et que les passagers ne disent mot et consentent. Il faut s’il est besoin menotter des élus. La macine à expulser doit fonctionner. Elle fonctionne jusqu’à l’absurde.


Exmedium_sarkozy.jpegpulsions : Sarkozy veut du chiffre Comme pour ces Roumains à Toulouse, reconduits à la frontière mais qui devraient pouvoir revenir puique leur pays intègre l’Union européenne en janvier ! Elle fonctionne jusqu’à la non assistance à personne en danger ; plus, jusqu’à la complicité. La famille Raba au Kosova vit dans la terreur dans le village même de son martyre avec ses tortionnaires comme voisins.

Qui peut se reconnaître dans cette vision de menottes et d’arrestations, dans cette politique de mépris de la souffrance humaine, de déni d’humanité. Nous sommes un pays hautement civilisé, n’est-ce pas, un phare des droits de l’homme, nous ne tolèrons pas les discriminations, répète à l’envie le chef de l’Etat. Quelles belles déclarations ont inspirées la main sur le coeur le drame des Kosovars ! Combien de fois avons nous vu ces colonnes de réfugiés, ces hommes derrière les barbelés, ces enfants aux yeux hagards, ces femmes violées et que l’on rendait coupables comme le fut Mme Raba. Mais pourquoi aujourd’hui nos chaînes de télévision gardent-elles le silence ? La candidature de Sarkozy, porteur de son projet ultralibéral, surfant sur les thèses d’extrême droite, instrumentalisant l’immigration et le malheur des hommes, justifie-t-elle tous les reniements ?

Vérité en deça de la frontière, mensonge au delà. C’est à peu près ça. La guerre au Kosovo était une tragédie tant qu’elle était au Kosovo. Mais pas de ça chez nous. Pas de blessés, pas de torturés, pas de femmes violées. Retournez-y.

Où commence l’Europe et où finit-elle ? A un traçé près, c’est la liberté de circulation ou c’est le centre de rétention. Que signifie le dialogue avec le Maghreb, les visites en Algérie telle celle voici peu de Sarkozy quand le simple fait d’être un jeune Algérien ( voir le cas du jeune Karim à Bordeaux) vaut un arrêt de reconduite.

Comme c’est petit, comme c’est bas quand le ministre de l’Intérieur se vante de son bilan et aligne les chiffres de ses expulsés comme autant de communiqués de victoire. Quand il présente comme un pas en avant la baisse de 2,8% des titres de séjour délivrés sur deux ans. 201 564 en 2003, 194 406 en 2005. Et ce serait là le sens de son combat, la preuve de sa fermeté et de son efficacité. Ce serait là un sommet de son ambition politique !

Combien dans le même temps de salariés licenciés, d’entreprises délocalisées, de jeunes et de femmes précarisés. Les expulsions sont un drame terrible pour ceux qui les vivent. Elles sont un écran de fumée odieux pour ceux qui en font un thème de campagne. Mais elles masquent plus encore la recomposition du marché du travail. Dans le même temps qu’il se félicitait des chiffres ci-dessus mentionnés, Sarkozy annonçait qu’il voulait faire passer l’immigration de travail de 7% à 50%.

 

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