07.03.2007

Manifestation de milliers de salariés d’Airbus contre le plan Power 8

A Toulouse, 15.000 manifestants ont protesté contre le plan de restructuration de l’avionneur. On comptait 90% de grévistes à Saint-Nazaire et à Nantes. Les quatre sites français étaient mobilisés.

Quelque 15 000 salariés d’Airbus et sous-traitants, selon les syndicats, ont manifesté, mardi 6 mars, à Toulouse, pour protester contre l’application du plan de restructuration de l’avionneur européen, annoncé mercredi dernier, qui prévoit notamment la suppression de 4.300 emplois en France sur quatre ans et la réorganisation de six sites industriels européens. "Cette manifestation de grande ampleur", a précisé Jean-François Knepper, délégué FO du Comité européen d’Airbus, "est organisée pour dire ’non’ au plan Power8, ’non’ aux suppressions d’emplois, ’non’ au départ de l’A320 pour l’Allemagne, ’non’ à la fermeture de Méaulte" (Somme). "Nous ne voulons pas devenir les petites mains d’Airbus mais acquérir de nouvelles compétences", a-t-il expliqué.

6000 salariés

Tandis que 6.000 salariés protestaient aux abords des usines de l’agglomération toulousaine, le cortège des manifestants a défilé dans les rues de la Ville rose depuis la place Arnaud Bernard pour rejoindre celle du Capitole à la mi-journée. Derrière une banderole commune de l’intersyndicale "FO, CGT, CGC, CFDT, CFTC : Airbus France Toulouse", manifestaient côte à côté les secrétaires généraux des grandes organisations syndicales : Jean-Claude Mailly (FO), Bernard Thibault (CGT), Jacques Voisin (CFTC), François Chérèque (CFDT) et Bernard Van Craeynest (CFE-CGC). "Il faut un nouvel apport au capital", a estimé Jean-Claude Mailly. "J’ai d’ailleurs senti une évolution des pouvoirs publics". Le secrétaire général FO juge que L’Etat, "avec 15% du capital, doit prendre une responsabilité particulière".

A Nantes et Saint-Nazaire

500 personnes ont défilé dans la matinée à Nantes et 3.000 à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique, des villes où se trouvent les plus importants sites d’Airbus en France après Toulouse (Haute-Garonne). Sur les sites Airbus de Saint-Nazaire comme de Nantes, 90% des salariés étaient en grève selon les syndicats. A Nantes, les salariés d’Airbus ont été rejoints dans la rue, par solidarité, par des agents de la Fonction publique. Des salariés d’Alcatel et de Walor, un sous-traitant pour l’automobile de Léger (Loire Atlantique), également menacés par des plans sociaux s’étaient joints au cortège. "Arrêter le plan Power 8, c’est ce qu’on entend au fond de toutes les gorges", a résumé Joseph Fleury, délégué FO à Airbus Nantes, plutôt satisfait de la mobilisation, malgré la pluie battante. "C’est maintenant à la direction de prendre la température de ce qui s’est passé ce matin. elle doit la prendre vite", a-t-il prévenu. "Sinon ce sera l’épreuve de force, la grève totale".

Grève européenne le 16 mars

De source syndicale, on précise que des débrayages étaient également prévus mardi sur les sites d’Airbus en Allemagne, pays où sont également prévues 3.700 suppressions d’emplois. Le mot d’ordre de grève d’une demi-journée est aussi valable pour l’ensemble des sites français d’EADS et est d’ailleurs relayé par les fédérations syndicales de la métallurgie. Par ailleurs, une manifestation européenne des salariés d’Airbus et de l’aéronautique devrait avoir lieu à Bruxelles le 16 mars, a déclaré mardi sur Europe 1 le délégué syndical central FO Airbus, Jean-François Knepper, co-président du comité d’entreprise européen de l’avionneur. Selon Françoise Vallin (CFE-CGC) la date du 16 mars a été proposée par les syndicats européens à l’issue du Comité de groupe européen qui s’est tenu lundi à Toulouse. "Les syndicats français ont une dernière petite hésitation car un vendredi, ça n’est pas toujours un bon jour pour manifester, mais il y a de fortes chances que ce soit ce jour-là", a-t-elle dit.

Alors que les candidats à l’élection présidentielle se pressent à Toulouse auprès des salariés d’Airbus et de leur intersyndicale, cette dernière se montre méfiante vis-à-vis de cette sollicitude.

Pour sa part, Marie-George Buffet propose une solution : la création d’un groupe public européen

Le sort d’Airbus ne peut pas se jouer sur les marchés boursiers. Les actionnaires touchent chaque année près de deux milliards d’euros, ce sont eux qui doivent payer, non pas les salariés.

Les choix que pourra faire Airbus dans les jours qui viennent, ne doivent pas amputer l’avenir du groupe. Si le plan power 8 est appliqué, cela va considérablement affaiblir l’ensemble de la filière aéronautique et spatiale française et européenne, sans compter les retombées de telles décisions sur les économies locales.

Quant on sait qu’il faut dix ans pour construire des collectifs de travail performant, ce choix est l’exact contraire de l’efficacité. Il est donc urgent de préserver et de développer l’emploi et la recherche.

La France et l’Europe doivent avoir la maitrise totale de leur industrie aéronautique et spatiale. Elle propose de créer un groupe européen 100% public. Pour y parvenir, les Etats doivent racheter à Lagardère et Daimler-Chrysler les actions hors prix du marché. Les Etats, la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque centrale européenne (BCE) doivent permettre des financement à taux réduits pour le développement de programmes et d’investissement créateurs d’emplois.

Il s’agit d’une autre logique à mettre en oeuvre. Les Etats et l’Europe doivent montrer qu’il est possible de prendre des mesures durables. La situation actuelle d’Airbus n’appelle pas aux bricolages financiers, mais à mettre en oeuvre une véritable logique européenne qui place l’industrie, les emplois et la recherche au coeur d’une réponse publique ambitieuse.

C’est du concret qu’attendent les travailleurs et c’est pour répondre à cet objectif que Marie-George Buffet et le Parti Communiste se battront. Nous croyons à un avenir industriel pour notre pays.

Ulrich Savary.

pour retrouver les propositions du PCF sur ce sujet :

http://pcf.fr/

http://ulrichsavary.gauchepopulaire.fr/

19.02.2007

La Légion d'honneur de Papon et le soutien de Le Pen: "Une provocation" ?

 

Alors que son avocat a affirmé que l'ancien haut fonctionnaire serait inhumé avec sa décoration, la classe politique se dit choquée. Maurice Papon a été déchu en 1999 de toutes ses décorations.

Dès le lendemain du décès de Maurice Papon, son avocat, Me Francis Vuillemin, a affirmé dimanche 18 février qu'il veillerait "personnellement" à ce que l'ancien haut fonctionnaire soit inhumé avec sa Légion d'honneur. Une démarche jugée "choquante" par plusieurs politiques et responsables d'associations citoyennes.

"Je veillerai personnellement à ce que l'accompagne dans son tombeau la croix de Commandeur de la Légion d'honneur que Charles de Gaulle en personne lui a remise de ses propres mains pour l'éternité", a fait savoir l'avocat sur France-Info.

Maurice Papon, condamné en 1998 à dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l'Humanité, avait été déchu de toutes ses décorations par un décret présidentiel publié en 1999. Mais en novembre 2003, il avait arboré sa Légion d'honneur sur une photographie prise lors d'un entretien au magazine Le Point. Il avait écopé d'une amende de 2.500 euros pour port illégal de décoration.

Mais pour le candidat du Front National, Papon est avant tout un "Un bouc-émissaire".

"Parfois, il est bon de se retourner vers son histoire pour pouvoir éclaircir des choses, pour pouvoir les dire", a conclu la ministre. "Mais il faut toujours avoir à l'esprit que se retourner, ça n'est pas pour multiplier les actes de repentance, c'est pour éclaircir et pour permettre aux Français de se retrouver et de se rassembler".

Jean-Marie Le Pen jugeait lui que "ça serait un geste vraiment petit, vraiment bas que d'empêcher la famille de Maurice Papon de lui rendre ce dernier hommage".

"C'était un bouc émissaire Maurice Papon", a commenté le candidat du Front national lors du "Grand Jury" RTL/Le Figaro/LCI. "Je n'avais pas une sympathie particulière pour lui", a-t-il expliqué, mais "c'est un bouc émissaire, on fait porter à un sous préfet, la responsabilité d'une politique qui aurait engagé un gouvernement pendant cinq ans".

Seulement, Papon ne fut pas que l'homme de Vichy. Il ne fut pas qu'un simple fonctionnaire exécutant les tâches que l'on lui demandait. De la communauté juive de bordeaux en passant par les algériens tués en 1962 à Paris, Papon fut avant tout le commandiataire de crimes ignobles au nom de l'Etat français.

Cela justifie donc le soutien de Le Pen dans cette tentative de réhabilitation du "meurtrier" Papon. Après tout, lui en Algérie, fut aussi un "simple fonctionnaire" au service de l'Etat colonial. Entre ces deux là, il y a comme une reconnaissance de "frères d'armes".

Ulrich Savary.

 

http://ulrichsavary.gauchepopulaire.fr/

 

13.02.2007

Marie George Buffet répond aux questions des français.

Marie George Buffet était invitée à l’émission de TF1 "J’ai une question à vous poser" lundi 12 février 2007.

Pas de démagogie, les grandes lignes du programmes ont été abordées et une attention tout particulière fut portée aux financements des engagements.

Fiscalité, logement, emploi, politique industrielle, PME : vos questions, les réponses de la gauche populaire.

01.02.2007

Des revenus indécents....

Pour qu'un smicard gagne le revenu annuel de Mme Bettencourt il aurait dû commencer à travailler à l'époque préhistorique Magdalénienne (Lascaux)

Et c'est ces puissants et leurs valets de l'UMP qui veulent nous imposer de "travailler plus pour gagner plus", de travailler plus longtemps car on vit plus vieux, de moins bien se soigner car ça coûte trop cher ! Hé bien oui, faisons que ça leur coûte un peu à eux aussi, faisons cotiser les revenus du capital pour la sécu

Une évidence, ces super-riches ne votent pas MG Buffet

Les revenus des détenteurs du capital

Dividende perçu au titre de l'année 2005 En années de Smic

Liliane Bettencourt (L'Oreal) : 15 720

Famille Pinault (PPR) : 11 832

Bernard Arnault (LVMH) : 11 325

Romain Zaleski (Arcelor et Eramet) : 8 401

Famille Peugeot (Peugeot) : 8 029

Famille Halley (Carrefour) : 7 776

Serge Dassault (Dassault Aviation) : 6 761

Jean-Claude Decaux (Decaux) : 5 409

Martin et Olivier Bouygues (Bouygues) : 4 733

Famille de Wendel (Wendel Investissement) : 3 296

Source données : Magazine Capital, n°181, octobre 2006 - 2005

28.01.2007

2007 : Répondre à l’urgence sociale.

“Je veux, si je suis élu Président de la République, que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid parce que le droit à l’hébergement, je vais vous le dire, c’est une obligation humaine.”

 

C’est ce que déclarait Sarkozy alors même que ses CRS évacuaient avec violence quelques sans-abri sur un bout de trottoir parisien parce qu'ils "dérangeaient" quelques riches riverains. Il est vrai que leurs tentes, distribuées par Médecins du monde, rendaient trop visible l’étape ultime de l’éclatement social que produit la politique menée par le Président de l’UMP et les siens depuis trop d’années maintenant.

La France qui souffre d’abord de la guerre menée aux pauvres depuis bientôt cinq ans. Ce fait, le candidat à l’Élysée prétend le faire oublier en tentant à chaque discours de marier la carpe du social et le lapin néolibéral. Il surfe sur la vague du populisme, de l’exaspération, du désespoir que cette même politique provoque dans les couches populaires et qui nourrit le vote d’extrême droite. Lui qui est en politique depuis 1977 voudrait faire oublier ses responsabilités dans toutes les régressions sociales entreprises par sa droite et lui-même depuis 25 ans tout en captant au passage la déception d’une gauche qui n’a pas tenu ses promesses.

La réalité aujourd’hui est qu’il y a 30 % de travailleurs pauvres dans la rue, selon Martin Hirsch d’Emmaüs France. La réalité est qu’il y a aujourd’hui en France, au XXIe siècle, près de neuf millions de personnes non logées ou en logement insalubre. La réalité aujourd’hui est qu’il y a sept millions de Français qui ont moins de 788 euros par mois pour survivre et que la France, si l’on en croit les nouveaux calculs de l’INSEE, compterait le double de pauvres. Que leur répond l’homme de la rupture ? “ Je propose de donner aux Français la possibilité de s’endetter davantage pour investir ”. Variante financière et hautement toxique du “ travailler plus pour gagner plus ”, repris en chœur, de Jean-Marie Le Pen au Bourget à François Bayrou à Lille.

Le logement, le pouvoir d’achat, la santé sont au cœur des préoccupations populaires. Ils obligent, fait nouveau par rapport à 2002, chacun à se positionner dans le débat électoral qui s’ouvre. Luttera-t-on contre la pauvreté en accroissant le surendettement et la surexploitation comme le proposent la droite et l’extrême droite ? La combattra-t-on en inventant de nouvelles variantes “ sociales ” du RMI, comme on l’entend chez certains au Parti socialiste ? Ou en portant le fer sur l’utilisation de l’argent comme, par exemple, ces 17 milliards d’euros d’exonérations de charges patronales, sans contrepartie, accordées en 2004 par celui qui alors fut ministre de l’Économie et qui atteignent aujourd’hui 23 milliards d’euros ? Cela se fera-t-il sans conquête de nouveaux droits pour les salariés, sans mise en place de nouvelles structures de financement et de contrôle publics ? Cela pourrait-il être possible sans l’intervention directe de tous, dans les entreprises et les quartiers, jeunes et retraités, précaires et salariés menacés ? Cela ne se fera en tout cas pas sans qu’ils donnent de la voix. C’est le seul moyen de changer la donne en 2007. Parce que répondre à l’urgence sociale exige un effort collectif colossal, il n’y a pas un jour à perdre.

Ensemble avec Marie-George Buffet, nous ferons bouger les choses.

 

Ulrich Savary.

11.01.2007

Présidentielles : les médias roulent pour le bipartisme !


Depuis le 1er décembre, le CSA veille scrupuleusement, on l'imagine, au respect de l'équité entre les différents candidats à l'élection présidentielle.

Un souci d'équité bien tardif : nos camarades d'Acrimed (http://www.acrimed.org/article2526.html) montrent par exemple, chiffres d'Arrêts sur images à l'appui, qu'au mois de novembre, les grandes chaînes de télévision ont outrageusement favorisé le PS et l'UMP qui ont bénéficié à eux seuls de 76 % du temps d'antenne consacré à la politique dans les journaux télévisés de TF1, France 2 et France 3.
François Bayrou, Corinne Lepage et Marie-George Buffet se sont insurgés contre ce parti pris, qui n'a pas varié en décembre malgré l'obligation légale pour les chaînes de télévision de veiller à l'équité entre les candidats.

L'équité n'étant pas l'égalité, les chaînes de télévision se fondent sur les sondages pour mesurer ce que représentent chacun des candidats et leur attribuer en conséquence invitations et temps de parole. Au mois de décembre, au nom de l'équité, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont cumulé à eux seuls 36 % du temps d'antenne consacré à la politique sur TF1 et 55 % sur France 2. Une disproportion qui a conduit le CSA à faire un rappel à l'ordre, mais les grandes chaînes persistent et signent et dimanche, Robert Namias, le directeur de l'information de TF1 s'est refusé à toute autocritique.


Hier, Marie-George Buffet a tenu une conférence de presse pour dénoncer cette situation. Nous mettons la vidéo de son intervention en ligne sur notre blog.

La conquête d&rsquoune information honnête, transparente, équilibrée et donc forcément contradictoire demeure une des grandes affaires de la séquence démocratique qui s&rsquoouvre. Elle doit concerner tous les médias et viser non la simple juxtaposition de temps de parole mais l&rsquoappropriation par tous les citoyens des moyens de se forger leur opinion en toute liberté.

Trop de paroles sont écrasées, trop d&rsquoopinions ignorées, trop de vies mésestimées, trop de hierarchies préfabriquées. Les communistes entendent apporter la contribution la plus efficace possible à un débat citoyen de haute tenue. En ne perdant jamais de vue à quoi sert une élection et donc théoriquement aussi la campagne qui la précède : donner la parole au peuple.




CONF.DE PRESSE Marie George BUFFET
envoyé par antoine82

 source:

 http://www.lheninois.com/

 

06.01.2007

Ségoléne Royal/ Nicolas Sarkozy : le choix des médias?

Pourquoi je vais voter Marie-George Buffet ?

 

Pourquoi en effet choisir de voter Buffet aux élections plutôt que choisir Mme Royal dès le 1èr tour? En fait, il faut le dire vite, mais il y a d'abord bel et bien un 1èr tour… .

Et pourtant, il semble bien que tout soit mis en œuvre pour empêcher les électeurs de s'exprimer comme ils le souhaitent. C'est Sarkozy ou Royal, un point c'est tout! Et si vous n'êtes pas heureux, vous pouvez vous défouler avec Le Pen et son "union à magouille" (alliance avec Mégret) . Voire même si vous avez une conscience de gauche, il reste toujours le "Madone rouge" , Arlette Laguiller et le "petit facteur" Besancenot. Bref, un vote stérile et sans lendemain. Et je sais de quoi je parle, malgré mes 26 ans. J'avoue, j'ai donné dans le vote du refus, celui du "presque tous pourris" en choisissant en 2002 de voter Laguiller.

Ce soir là, la crise politique dans laquelle notre pays continu encore de sombrer avait débuté alors que l'extrême gauche faisait 10 % ….Quel constat amer depuis! Non pas que je me sens responsable de la présence de Le Pen au 2ème tour, de l'effondrement du PCF à la sauce Robert Hue… mais ce sont les 5 ans de Droite toute puissante qui ont suivi qui m'ont fait regretter d'avoir crû les sornettes de la Madone Rouge.

Car l'extrême gauche a un point commun avec le FN. Celui de ne servir à rien!

Et oui, le vote "contestataire" sans lendemain ne me plaît plus vraiment. J'ai besoin d'espoir, de croire que l'on puisse améliorer le sort de ceux qui souffrent dans notre pays: les salariés au S.M.I.C., les sans papiers que l'on traque et tous ceux qui n'ont pas vraiment d'avenir aujourd'hui en France alors qu'ils ont la vie devant eux.

J'ai besoin d'autre chose que ce que les médias nous lancent à la figure en longueur de journée: c'est Ségo/ Sarko est un point c'est tout!

Et bien non, nous ne sommes pas condamnés à accepter le diktat médiatique que l'on nous impose, nous voulons autre chose, une autre politique. Bref une "révolution". Cependant, je suis réaliste, il ne sert à rien d'attendre "le grand soir" sans rien faire. D'ailleurs qu'est-ce que le grand soir veut dire aujourd'hui?

En fait il nous faut une alternative crédible aux politiques libérales. Et la candidature de Mme Buffet peut être celle d'une gauche populaire qui ne se limite pas qu'à attendre un "truc qui ferait que le machin permettrait d'arriver enfin à la révolution tant attendue…"

Bref, il n'y a pas que Ségoléne et Nicolas dans la vie!

Ulrich Savary.

02.01.2007

CAC 40 et nous...

Ils sont moins nombreux et plus discrets que les 100 000 sans-abri qui cherchent à trouver un toit et un peu de chaleur quand l’hiver montre ses griffes. Ils n’ont pas réveillonné dans la rue ; chez ces rois de la finance, le champagne a coulé à flots.
2006 était un cru exceptionnel, 2007 pourrait s’avérer meilleur encore. La mondialisation, c’est d’abord cela : une formidable accélération des profits et des circulations de valeurs, un Monopoly virtuel où l’on vend et l’on achète, où les pions des usines sont balayés ou déplacés, sans égard pour les ravages collatéraux sur les populations concernées.

 

Près de 4000 milliards de dollars de fusions et acquisitions sont au programme. Les fonds d’investissement qui en deviennent les maîtres d’oeuvre sont de véritables pieuvres qui agrippent ici ou là les activités rentables, taillant, restructurant et rejetant si la rentabilité n’atteint pas les 15% annuels du capital investi. Les dividendes du CAC 40 sont à la hauteur : au moins 17%. Ces prélèvements opérés sur l’économie ont de lourdes conséquences. Autant de moins pour l’investissement, la recherche ou la construction d’un développement durable. Il faut faire fort et vite. Quitte à risquer l’avenir de la planète.

L’envolée des profits éclaire crûment l’abîme qui sépare l’immense majorité de notre peuple et ces privilégiés qui possèdent plus que ne produisent annuellement des dizaines de pays dans le monde. La moitié de la population dispose d’un niveau de vie inférieur à 1315 euros pour une personne seule ou 1975 euros pour un couple. 6,86 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté européen et la proportion de ceux qui gagnent le salaire minimum est passée de 11,1% à 16,8% en 2005. En trois ans, la moitié des chômeurs ont perdu leur indemnisation tandis que le nombre des érémistes augmentait de 21%. Chaque année, quatre salariés sur dix voient leur salaire individuel baisser, principalement en raison de la variation de leur durée d’emploi ou de leur durée de travail. La cancer de la précarité ronge le travail.

Le revers des bonnes fortunes du capital, ce sont les difficultés aiguës de la majorité des salariés. Il a bonne mine, Sarkozy, lorsqu’il va verser quelques larmes hypocrites sur le sort des ouvriers des Ardennes ! Quelques semaines plus tôt, il leur avait envoyé les CRS et les gardes mobiles ; quelques jours plus tard, il justifiait la délocalisation et l’expatriation des grandes fortunes. Ne faisons pas de Johnny Halliday le symbole des puissances financières, il reste un baladin invité en bout de table des riches. Son talent n’a d’ailleurs jamais résidé dans la gestion de son patrimoine... Mais son cas et l’approbation spectaculaire de son déménagement en Suisse par le candidat UMP a révélé le fond de la pensée de l’élu de Neuilly : l’argent a toujours raison. Arrogant avec les pauvres qui habitent les cités populaires, Sarkozy est toute humilité pour qui paie l’ISF. Il ne cesse de vouloir baisser les impôts sur les sociétés et la part patronale des cotisations sociales : ce serait alors ça de moins pour les budgets sociaux, l’école, la santé, la retraite...

Qui possède quoi ? Où vont les richesses et les capitaux ? Quel rapport de forces entre le capital et le travail ? Comment l’Etat peut-il peser pour que l’intérêt de tous l’emporte sur les appétits insatiables des plus puissants ? Quelles dispositions d’urgence pour améliorer le sort de 90% de salariés qui peinent aujourd’hui ? Quelle priorité à l’action publique ? Comment donner réellement la parole et le pouvoir de décision à notre peuple ? 2007 ne répondrait pas aux aspirations des électeurs si le débat électoral évitait ces questions

27.11.2006

Cela faisait longtemps,

 

 

 ...même trop longtemps que je ne me suis pas occupé de ce blog. En fait, entre mon travail mes études et mes activités militantes je n'ai pas eu le temps d'écrire sur ce blog.

Cependant, que de choses se sont produites depuis. Mme Royal est devenue la candidate du PS (et du PRG et bientôt des Verts.), Bové s'en va (et c'est tant mieux), et Le Pen progresse dans les sondages…

En somme tout va pour le mieux en France !

Mais ce qui m'agace au plus haut point, c'est bien le matraquage des médias. On vous le répète sans cesse: c'est Ségo ou Sarko. Si vous n'êtes pas content, il vous reste le pitre de la République : LE PEN. Voilà tout est plié.

On nous vole les élections, on nous vole le débat politique, bref on veut encore une fois forcer la main des Français. C'est ça la démocratie ? Quand Mme Buffet parle de "démocratie des sondages", elle a raison. On veut nous imposer un choix. En fait tout ces candidats ont un point commun : celui de présenter un programme libéral.

Pour M. Sarkozy ou encore M. Le Pen, leur doctrine politique est celle du MEDEF. Mais c'est tout à fait logique. Sarkozy représente la Droite et les intérêts des possédants. Le FN est malgré son discours "ouvriériste, un parti qui propose ni plus ni moins, le programme économique de l'UMP/MEDEF. Ces deux là sont donc dans leur rôle.

Quand à Mme Royal elle a clairement choisi le "blairisme". En fait, c'est lui faire trop d'honneur que de dire qu'elle est "blairiste". Cela sous-entendrait qu'elle a un programme ! Or, la candidate PS n'en a pas. Si, il paraît que le PS avait un programme. Mais depuis Mme Royal a décidé de s'en émanciper. Je ne veux pas défendre le "programme socialiste" mais cela en dit long sur "la démocratie" au PS : le parti se dote d'un programme que la candidate désignée refuse de défendre. Non pas que le programme socialiste soit merveilleux (il est représente le degrés zéro du réformisme.) mais il faut admettre que celui-ci était le programme de tout le parti. Mais Ségo s'en moque ! Les médias font d'elle une "madone" sans idées, mais une "madone médiatique".

Alors il faudra une alternative à gauche. Or, les antilibéraux ne sont pas encore en mesure d'être cette alternative. En effet, Besancenot joue une mauvaise partition : celle de la division. De toute manière, pour lui, Sarkozy a déjà gagné et le PS sera au second tour. En somme c'est du "défaitisme révolutionnaire" que nous joue là, le facteur.

Bové quant à lui jette l'éponge. Il prétend que le PCF et la LCR font tout pour diviser. En fait, il n'est pas content et fait un caprice de star. Il n'arrive pas à imposer sa candidature et son ego en a prit un coup. Il fait donc son Besancenot !

Pour ma part, seule Mme Buffet peut représenter une alternative crédible face "au triptyque médiatique de la connerie" que sont les Ségo/Sarko et Le Pen. Elle est la représente d'un parti qui est majoritaire en nombre dans les collectifs antilibéraux. Donc, s'il doit y avoir une candidate : c'est elle. Mais rien n'empêche de faire une campagne collective, ouverte et dynamique. Rien n'empêche aussi de vouloir gagner. Et il faut le dire : je ne veux pas de Sarkozy comme président…ni de Ségolène.

Ulrich Savary.

18.09.2006

Faisons un rêve.

 

 

Nous sommes le 21 octobre 2008. Les soldats français positionnés en Irak en tant que force supplétive enregistre de lourdes de pertes. Hier soir, 12 soldats ont été abattus au nord de Bagdad. Depuis 6 mois, c'est plus de 1000 soldats qui ont été victimes d'attentats ou encore d'accrochages avec les forces rebelles. La situation s'est même détériorée au Liban. Depuis 3 mois les accrochages se sont multipliés entre les troupes françaises de l'ONU et les "soldats" du Hezbollah. En tout, prés de 150 soldats sont déjà tombés au Liban.

Si la politique internationale française s'est alignée sur celle des USA, la politique intérieure est encore pire.

 

La réforme des retraites bis de septembre 2007 s'est faîte dans la douleur. Malgré des manifestations records ( + de 3.5millions de manifestants), le président n'a pas cédé. Matraquage de manifestants, emprisonnements de syndicalistes et finalement tout le monde à 44 ans de cotisations pour tous!

 

La casse continue alors. En Janvier 2008, l'ensemble des services publics sont privatisés. Même l'Education Nationale est ouverte aux entreprises qui peuvent dés lors, financer les établissements scolaires ( de l'école primaire à l'université). Il faut dire que l' Etat a divisé par quatre le budget de l'Education Nationale. Les profs et les élèves ont bien tenté de résister: bilan 3 lycéens de tués ainsi que 2 étudiants lors d'affrontements avec la police. Le gouvernement a certes vacillé, mais le Président de la République a accusé l'extrême gauche de manipuler les syndicats de professeurs. Alors tous les syndicats d'enseignants et étudiants sont dissous. De la même manière, les partis d'extrême gauche ainsi que le PCF et certains courants du PS sont interdits. La machine s'emballe.

 

En Mars 2008 le président de la République décide d'interdire le droit de grève dans les transports et dans l'enseignement. L'opposition tente d'organiser "la désobéissance civile": une vague de grève touche tous les transports. Mais là encore, le Président décide seul de l'utilisation de la force: les principaux syndicalistes sont arrêtés. Leur procès n'a toujours pas eu lieu.

Pour tenter de calmer le jeu le Président décide la dissolution du gouvernement et du parlement . Le Président appelle "à l'union des patriotes". En clair, un conseil spécial est crée pour organiser la riposte face à la "sédition". Le FN rejoint le conseil.

Alors que la situation devient délétère dans la rue, le conseil d'union des patriotes prend toute une série de décret lois qui restreignent le droit de grève et de réunion pour l'étendre à toute la société. De même, les français récemment naturaliser sont déchus de leur nationalité. Les frontières sont fermées.. Des élections seront organisées une fois le calme revenu promet le Président. Seulement, depuis fin mars c'est l'armée qui est envoyée contre les opposants.

En avril, et sous prétexte de faire plier les "nervis communistes" la peine de mort est rétablie.

La France est alors décriée dans le monde. Pour calmer le jeu, et obtenir l'appui des Etats-Unis, le Président décide l'envoie de troupes en Irak, et l'interdiction du culte musulman en France. La religion catholique devient le culte officiel.

Dans le même temps, l'opposition est mâtée dans le sang.

Les frontières sont réouvertes avec les autres pays de l'Union Européenne.

 

Ce scénario n'est que de la politique fiction. Il est digne de ce qui est arrivé au Chili dans les années 1970. Néanmoins, il porte en lui ce qui est au cœur de "la révolution conservatrice": un ordre libéral sans aucune limite démocratique. C'est ça le projet de Nicolas Sarkozy.

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