10.03.2007

Bayrou chouchou du système

Le candidat de l’UDF talonnerait Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy selon plusieurs instituts. Sur quoi surfe-t-il, et qui sert-il ?

Dans son discours de clôture de l’université d’été de l’UDF, en septembre dernier, François Bayrou n’avait pas de mots assez durs pour « l’enchaînement subtil en quatre temps, télévision - sondages - médias - retélévision », cette « mécanique » qui « apparaît impossible à contredire ». C’était avant que l’ex-ministre de l’Éducation nationale d’Edouard Balladur ne devienne le chouchou des mêmes sondages et des mêmes médias dominants.

un fort niveau d’indécision

Alors que ses rivaux semblent s’effriter, le candidat de centre droit poursuit son ascension dans les études d’opinions. D’après le sondage CSA rendu public hier par le Parisien et I-Télévision, François Bayrou serait crédité de 24 % des intentions de vote (+ 7 points en une semaine), talonnant ainsi Ségolène Royal (25 %, - 4) et même, fait nouveau, Nicolas Sarkozy (26 %, - 3). Même tendance selon le baromètre BVA-Orange pour la presse régionale, qui donne le candidat de l’UDF à 21 % des intentions de vote (+ 4) contre 24 % à Ségolène Royal (- 1) et 29 % à Nicolas Sarkozy (- 2). Cette dernière enquête donne même le président de l’UDF largement gagnant (55 %) s’il devait être opposé, au deuxième tour, à Nicolas Sarkozy. Après l’exaspérante mise en scène d’un second tour joué d’avance entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, voici donc celle d’un tiercé serré, histoire de donner aux électeurs-spectateurs l’illusion d’un choix véritable.

Question : cette montée en flèche de François Bayrou dans les sondages est-elle solide ? Premier bémol : le niveau d’indécision des électeurs, plus fort qu’en 1995 et qu’en 2002. À quelques semaines de l’élection, près d’un électeur sur deux ne sait toujours pas sur quel candidat se portera son suffrage. Difficile, dès lors, de parler d’une véritable « cristallisation » sur tel ou tel candidat. « Comme pour tout électorat en expansion, les nouvelles catégories atteintes restent prudentes », souligne Jérôme Sainte-Marie. Le directeur de BVA-Opinion décrit, à propos de l’ascension du candidat UDF, une « valse à trois temps ». D’abord, la mobilisation de son électorat traditionnel. Puis celle d’électeurs de centre gauche s’étant porté sur le oui en 2005 et perplexes sur la candidature de Ségolène Royal. Et enfin le mouvement d’une partie de l’électorat de droite pour lequel le candidat de l’UDF apparaît plus « rassurant » que Nicolas Sarkozy aux yeux duquel il représente « une forme d’aventure ».

Le pari de François Bayrou : ouvrir une dernière phase de la campagne donnant corps à sa volonté d’incarner un vote « antisystème » qui, contrairement aux suffrages portés sur l’extrême droite et l’extrême gauche en 2002, trouverait ses prolongements dans l’exercice du pouvoir. Attrape-tout, le candidat de l’UDF promet, s’il était élu, de former un gouvernement « d’union nationale » rassemblant des personnalités de tous bords politiques. En quelque sorte, une version « light » et « constructive » du discours « ni droite, ni gauche », qui semble rencontrer un écho chez une partie des citoyens désespérés par les successions d’alternance sans changement. Mais dont la portée finale demeure incertaine dans un pays qui reste malgré tout attaché au clivage et au débat gauche-droite.

François Bayrou espère, en même temps, incarner une forme de rébellion face à un système politique, économique et social à bout de souffle. Un comble s’agissant de l’ancienne plume de Jean Lecanuet, qui défend un programme politique fondé sur un libéralisme économique assumé et fut l’un des plus zélés défenseurs du projet de constitution européenne que les électeurs français rejetèrent massivement le 29 mai 2005.

Le scénario n’est pas le film, les sondages ne sont pas l’élection. Reste que l’allure prise par cette campagne présidentielle soulève de sévères interrogations sur une gauche qui, toutes composantes confondues, peine à offrir aux électeurs un projet mobilisateur, à incarner la rupture avec cinq ans de pouvoir d’une droite qui a broyé des droits sociaux et démocratiques fondamentaux. De ce point de vue, la responsabilité de la candidate socialiste npas mince. Ses réticences à assumer de franches réponses de gauche, loin de lui attirer l’électorat centriste, ont ouvert un espace à la candidature Bayrou. Plus généralement, la gauche, dans son ensemble, a échoué à s’accorder sur une politique crédible, répondant aux attentes des électeurs. Comme si les questions posées par le séisme électoral de 2002 demeuraient entières.

Pour toute réponse, les ténors du Parti socialiste et de l’UMP multiplient les appels à resserrer les rangs autour de leurs candidats, des appels restés jusqu’ici lettre morte. Le parti de droite met en avant le soutien de Simone Veil, figure du centre droit, à Nicolas Sarkozy. Jack Lang a appelé hier « ceux qui souhaitent le changement » à ne pas « se tromper ou égarer leur suffrage et se disperser » et à « faire bloc derrière la seule candidate du changement : Ségolène Royal ». Un appel au vote utile qui pourrait avoir pour effet de plomber davantage les autres candidats de gauche. Et de se retourner contre la candidate socialiste si François Bayrou devait apparaître comme le barrage le plus crédible à Nicolas Sarkozy.

Mais les sondages ne sont pas l’élection. On sait ce qu’il advint, en 2002, de l’artefact préélectoral du « troisième homme ». À l’époque, Le Pen s’était nourri, sans rien dire, de la surenchère des uns et des autres sur l’insécurité. Il pourrait, demain, damer le pion aux champions de la « rupture » et du « vote antisystème ». Les deux candidats de droite, François Bayrou comme Nicolas Sarkozy, font, de ce point de vue, un pari inquiétant et risqué.

Rosa Moussaoui

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07.03.2007

Manifestation de milliers de salariés d’Airbus contre le plan Power 8

A Toulouse, 15.000 manifestants ont protesté contre le plan de restructuration de l’avionneur. On comptait 90% de grévistes à Saint-Nazaire et à Nantes. Les quatre sites français étaient mobilisés.

Quelque 15 000 salariés d’Airbus et sous-traitants, selon les syndicats, ont manifesté, mardi 6 mars, à Toulouse, pour protester contre l’application du plan de restructuration de l’avionneur européen, annoncé mercredi dernier, qui prévoit notamment la suppression de 4.300 emplois en France sur quatre ans et la réorganisation de six sites industriels européens. "Cette manifestation de grande ampleur", a précisé Jean-François Knepper, délégué FO du Comité européen d’Airbus, "est organisée pour dire ’non’ au plan Power8, ’non’ aux suppressions d’emplois, ’non’ au départ de l’A320 pour l’Allemagne, ’non’ à la fermeture de Méaulte" (Somme). "Nous ne voulons pas devenir les petites mains d’Airbus mais acquérir de nouvelles compétences", a-t-il expliqué.

6000 salariés

Tandis que 6.000 salariés protestaient aux abords des usines de l’agglomération toulousaine, le cortège des manifestants a défilé dans les rues de la Ville rose depuis la place Arnaud Bernard pour rejoindre celle du Capitole à la mi-journée. Derrière une banderole commune de l’intersyndicale "FO, CGT, CGC, CFDT, CFTC : Airbus France Toulouse", manifestaient côte à côté les secrétaires généraux des grandes organisations syndicales : Jean-Claude Mailly (FO), Bernard Thibault (CGT), Jacques Voisin (CFTC), François Chérèque (CFDT) et Bernard Van Craeynest (CFE-CGC). "Il faut un nouvel apport au capital", a estimé Jean-Claude Mailly. "J’ai d’ailleurs senti une évolution des pouvoirs publics". Le secrétaire général FO juge que L’Etat, "avec 15% du capital, doit prendre une responsabilité particulière".

A Nantes et Saint-Nazaire

500 personnes ont défilé dans la matinée à Nantes et 3.000 à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique, des villes où se trouvent les plus importants sites d’Airbus en France après Toulouse (Haute-Garonne). Sur les sites Airbus de Saint-Nazaire comme de Nantes, 90% des salariés étaient en grève selon les syndicats. A Nantes, les salariés d’Airbus ont été rejoints dans la rue, par solidarité, par des agents de la Fonction publique. Des salariés d’Alcatel et de Walor, un sous-traitant pour l’automobile de Léger (Loire Atlantique), également menacés par des plans sociaux s’étaient joints au cortège. "Arrêter le plan Power 8, c’est ce qu’on entend au fond de toutes les gorges", a résumé Joseph Fleury, délégué FO à Airbus Nantes, plutôt satisfait de la mobilisation, malgré la pluie battante. "C’est maintenant à la direction de prendre la température de ce qui s’est passé ce matin. elle doit la prendre vite", a-t-il prévenu. "Sinon ce sera l’épreuve de force, la grève totale".

Grève européenne le 16 mars

De source syndicale, on précise que des débrayages étaient également prévus mardi sur les sites d’Airbus en Allemagne, pays où sont également prévues 3.700 suppressions d’emplois. Le mot d’ordre de grève d’une demi-journée est aussi valable pour l’ensemble des sites français d’EADS et est d’ailleurs relayé par les fédérations syndicales de la métallurgie. Par ailleurs, une manifestation européenne des salariés d’Airbus et de l’aéronautique devrait avoir lieu à Bruxelles le 16 mars, a déclaré mardi sur Europe 1 le délégué syndical central FO Airbus, Jean-François Knepper, co-président du comité d’entreprise européen de l’avionneur. Selon Françoise Vallin (CFE-CGC) la date du 16 mars a été proposée par les syndicats européens à l’issue du Comité de groupe européen qui s’est tenu lundi à Toulouse. "Les syndicats français ont une dernière petite hésitation car un vendredi, ça n’est pas toujours un bon jour pour manifester, mais il y a de fortes chances que ce soit ce jour-là", a-t-elle dit.

Alors que les candidats à l’élection présidentielle se pressent à Toulouse auprès des salariés d’Airbus et de leur intersyndicale, cette dernière se montre méfiante vis-à-vis de cette sollicitude.

Pour sa part, Marie-George Buffet propose une solution : la création d’un groupe public européen

Le sort d’Airbus ne peut pas se jouer sur les marchés boursiers. Les actionnaires touchent chaque année près de deux milliards d’euros, ce sont eux qui doivent payer, non pas les salariés.

Les choix que pourra faire Airbus dans les jours qui viennent, ne doivent pas amputer l’avenir du groupe. Si le plan power 8 est appliqué, cela va considérablement affaiblir l’ensemble de la filière aéronautique et spatiale française et européenne, sans compter les retombées de telles décisions sur les économies locales.

Quant on sait qu’il faut dix ans pour construire des collectifs de travail performant, ce choix est l’exact contraire de l’efficacité. Il est donc urgent de préserver et de développer l’emploi et la recherche.

La France et l’Europe doivent avoir la maitrise totale de leur industrie aéronautique et spatiale. Elle propose de créer un groupe européen 100% public. Pour y parvenir, les Etats doivent racheter à Lagardère et Daimler-Chrysler les actions hors prix du marché. Les Etats, la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque centrale européenne (BCE) doivent permettre des financement à taux réduits pour le développement de programmes et d’investissement créateurs d’emplois.

Il s’agit d’une autre logique à mettre en oeuvre. Les Etats et l’Europe doivent montrer qu’il est possible de prendre des mesures durables. La situation actuelle d’Airbus n’appelle pas aux bricolages financiers, mais à mettre en oeuvre une véritable logique européenne qui place l’industrie, les emplois et la recherche au coeur d’une réponse publique ambitieuse.

C’est du concret qu’attendent les travailleurs et c’est pour répondre à cet objectif que Marie-George Buffet et le Parti Communiste se battront. Nous croyons à un avenir industriel pour notre pays.

Ulrich Savary.

pour retrouver les propositions du PCF sur ce sujet :

http://pcf.fr/

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28.02.2007

Des militant-es socialistes en campagne pour Marie-George Buffet.

Nous refusons le programme trop libéral proposé par Ségolène Royal. Nous avons toujours considéré que la Gauche devait se rassembler et s'unir au delà du PS, y compris avec des Partis tels que Les Verts, le Parti Communiste, Lutte Ouvrière, la Ligue Communiste Révolutionnaire, etc, et en acceptant nos différences, pour justement rassembler les idées, les exprimer plus haut, plus fort, plus justement avec cette même volonté de vraiment changer cette politique libérale qui dure depuis trop longtemps au détriment des moins favorisés d'entre nous, pour un ordre juste et une revalorisation équitable des richesses de notre pays, et une politique plus sociale, plus humaine aussi.

Nous oeuvrons donc dans la lignée du programme et de la candidature de Marie-George Buffet, ancienne ministre de Lionel Jospin, pour la victoire de la Gauche en 2007 et nous pronons également une participation active et/ou un retour de Lionel Jospin dans la campagne.

Ce site est ouvert à toutes et tous. Il contribue aux échanges et à notre rassemblement. Merci de vos contributions.

Fraternellement, L'équipe des Socialistes engagés.

 

http://socialistes.gauchepopulaire.fr/

Il faut saluer le courage de ces camarades du PS qui refusent de suivre une gauche du renoncement. Avec eux, et avec vous la gauche populaire peut renverser des montagnes.

Ulrich Savary .

25.02.2007

2 minutes sur l'emploi et la formation

La sécurité d'emploi et de formation est au coeur du programme de Marie-George Buffet et du PCF.
Vous êtes nombreux à vous interroger sur le contenu de cette sécurité d'emploi et de formation.
Nous mettons en ligne aujourd'hui sur notre blog une vidéo avec les explications d'Alain Obadia, membre du Comité Exécutif National du PCF et coordinateur du pôle Entreprises-économie-social.

22.02.2007

Ah les traitres !

Ces "socialistes et de gauche", regroupés dans un collectif baptisé Spartacus, revendiquent anonymement leur soutien au candidat de l'UDF.

Trente hauts fonctionnaires "socialistes et de gauche" revendiquent "hautement leur soutien à François Bayrou", jeudi 22 février, dans une tribune publiée par Libération. Regroupés dans un collectif qu'ils ont baptisé Spartacus ils affirment : "Nous revendiquons hautement notre soutien à François Bayrou et aux idéaux de rassemblement et de redressement qu'il incarne. (...) Nous, socialistes et Français de gauche, croyons à la voie proposée par François Bayrou", écrit ce collectif de hauts fonctionnaires.

Trente hauts fonctionnaires socialistes soutiennent François Bayrou...

Ce collectif regrouperait des personnes en activité dans l'administration centrale. Aucun ne révèle son nom mais leur porte-parole serait, selon Libé, un fabiusien encarté au PS. Le candidat de l'UDF "a été le seul et le premier à poser les vraies questions pour l'avenir de notre pays et à apporter les bonnes réponses", affirme le texte. Déplorant "le choix incohérent et erratique" du PS et tout en affirmant leur "fidélité" au parti, les signataires jugent que "le seul vote utile pour faire barrage à Nicolas Sarkozy, c'est Bayrou" car "lui seul sera en mesure de battre le candidat UMP au deuxième tour de la présidentielle".

Erreur de jugement et peur "de l'avenir électorale du PS"

Selon Spartacus, "les annonces de programme des uns et des autres témoignent d'une erreur de jugement de la situation réelle de notre pays". Ainsi, Ségolène Royal, candidate du PS, "a formulé, le 11 février, 100 propositions" en faisant des "chèques en blanc". "Ces cent propositions sont autant de traites tirées sur le +compte France+ déjà largement à découvert", affirme le collectif. Spartacus fustige aussi les propositions de Nicolas Sarkozy, "sa prodigalité électoraliste (qui) vient d'être démentie et corrigée par ses propres amis de l'UMP". "Sa mesure phare qui consiste à baisser de quatre points les prélèvements obligatoires par rapport au PIB représente 78 milliards d'euros à financer", estiment ces hauts fonctionnaires, en accusant Nicolas Sarkozy de "préparer une France sans foi ni loi, une France ultralibérale".

Avec cet appel pathétique s'accompagne une proposition des plus "incongrues". Cohn Bendit lui n'y va pas par quatre chemins. Ils appellent à une coalition Verts, PS et UDF ! .

La confusion des genres est scandaleuse. Mais pour ces gens là , la distinstion "gauche droite" ne signifie plus grand chose. Un poste augouvernement et le retour aux affaires est plus important.

Bref, les électeurs socialistes et les militants du PS doivent maintenant s'interroger : Il y a une candidature de gauche qui existe, et c'est celle de Marie-George Buffet !

Ulrich Savary.

 

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19.02.2007

La Légion d'honneur de Papon et le soutien de Le Pen: "Une provocation" ?

 

Alors que son avocat a affirmé que l'ancien haut fonctionnaire serait inhumé avec sa décoration, la classe politique se dit choquée. Maurice Papon a été déchu en 1999 de toutes ses décorations.

Dès le lendemain du décès de Maurice Papon, son avocat, Me Francis Vuillemin, a affirmé dimanche 18 février qu'il veillerait "personnellement" à ce que l'ancien haut fonctionnaire soit inhumé avec sa Légion d'honneur. Une démarche jugée "choquante" par plusieurs politiques et responsables d'associations citoyennes.

"Je veillerai personnellement à ce que l'accompagne dans son tombeau la croix de Commandeur de la Légion d'honneur que Charles de Gaulle en personne lui a remise de ses propres mains pour l'éternité", a fait savoir l'avocat sur France-Info.

Maurice Papon, condamné en 1998 à dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l'Humanité, avait été déchu de toutes ses décorations par un décret présidentiel publié en 1999. Mais en novembre 2003, il avait arboré sa Légion d'honneur sur une photographie prise lors d'un entretien au magazine Le Point. Il avait écopé d'une amende de 2.500 euros pour port illégal de décoration.

Mais pour le candidat du Front National, Papon est avant tout un "Un bouc-émissaire".

"Parfois, il est bon de se retourner vers son histoire pour pouvoir éclaircir des choses, pour pouvoir les dire", a conclu la ministre. "Mais il faut toujours avoir à l'esprit que se retourner, ça n'est pas pour multiplier les actes de repentance, c'est pour éclaircir et pour permettre aux Français de se retrouver et de se rassembler".

Jean-Marie Le Pen jugeait lui que "ça serait un geste vraiment petit, vraiment bas que d'empêcher la famille de Maurice Papon de lui rendre ce dernier hommage".

"C'était un bouc émissaire Maurice Papon", a commenté le candidat du Front national lors du "Grand Jury" RTL/Le Figaro/LCI. "Je n'avais pas une sympathie particulière pour lui", a-t-il expliqué, mais "c'est un bouc émissaire, on fait porter à un sous préfet, la responsabilité d'une politique qui aurait engagé un gouvernement pendant cinq ans".

Seulement, Papon ne fut pas que l'homme de Vichy. Il ne fut pas qu'un simple fonctionnaire exécutant les tâches que l'on lui demandait. De la communauté juive de bordeaux en passant par les algériens tués en 1962 à Paris, Papon fut avant tout le commandiataire de crimes ignobles au nom de l'Etat français.

Cela justifie donc le soutien de Le Pen dans cette tentative de réhabilitation du "meurtrier" Papon. Après tout, lui en Algérie, fut aussi un "simple fonctionnaire" au service de l'Etat colonial. Entre ces deux là, il y a comme une reconnaissance de "frères d'armes".

Ulrich Savary.

 

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18.02.2007

Papon est mort !

L'ancien préfet, seul responsable du régime de Vichy condamné pour son rôle dans la déportation des juifs durant la Seconde Guerre mondiale, avait été opéré mardi pour une insuffisance cardiaque

Seul haut fonctionnaire français condamné pour complicité de crime contre l'humanité pour son rôle dans la déportation de Juifs de Bordeaux pendant l'occupation nazie, Maurice Papon est mort samedi 17 février à l'âge de 96 ans, a annoncé son avocat, Me Francis Vuillemin. Condamné en 1998 à 10 ans de réclusion, en fuite en 1999, il a été incarcéré pendant près de trois ans avant d'être remis en liberté en raison de son état de santé. Il résidait depuis dans sa ville natale en grande banlieue parisienne, où il était suivi pour des problèmes cardiaques. Maurice Papon avait été hospitalisé le jeudi 8 février pour une insuffisance cardiaque et subi une intervention chirurgicale mardi dernier.

Une longue carrière au sommet grâce à des soutiens.

"Maurice Papon est mort samedi 17 janvier 2007 à 16H00", a précisé son avocat, en soulignant que "l'ancien ministre n'a jamais accepté sa condamnation du 2 avril 1998 par la Cour d'assises de Bordeaux". Avant d'être rattrapé par son passé de fonctionnaire sous le régime de Vichy, Maurice Papon a connu une longue carrière dans les plus hauts rouages de l'Etat, traversant tous les régimes de la IIIe à la Ve République. Il a notamment occupé les postes exposés de préfet de Constantine (1956-58) pendant la guerre d'Algérie, et de préfet de police de Paris (1958-67) lors de la répression sanglante de la manifestation algérienne du 17 octobre 1961, sous le général de Gaulle. Après un bref passage à la présidence de Sud Aviation (1967), il entame une carrière politique: en 1968, il est élu député UDR (le parti gaulliste de l'époque) du Cher, en 1971 maire de Saint-Amand-Montrond (Cher) --il le restera 12 ans - et est nommé ministre du Budget dans le troisième gouvernement Barre (1978-81).

La déportation des juifs de Bordeaux

C'est en 1981, juste avant la présidentielle, que le journal satirique le Canard enchaîné publie des documents datés de 1943 et 44 signés de la main de Maurice Papon, l'impliquant dans la déportation de juifs bordelais. Après 17 ans de bataille juridique, l'ancien fonctionnaire est renvoyé devant les assises de la Gironde en octobre 1997 pour un procès qui durera six mois, en raison notamment d'interruptions pour hospitalisation.

En somme c'est une bonne nouvelle... mais il n'est pas mort en prison !

14.02.2007

Le programme économique et fiscal de Le Pen

Sa philosophie c’est, en substance : « Union sacrée autour des riches et du capital ! ».

« liberté du travail » : « Ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus doivent pouvoir le faire » ; cela implique particulièrement une mise en cause des 35 heures et, même, de toute notion de durée légale du travail étrangère d’ailleurs aux règles européennes (celles-ci ne reconnaissent que la notion de durée maximum du travail aujourd’hui de 48 heures hebdomadaires)

« Ceux qui peuvent travailler moins en se privant d’une retraite à taux plein doivent pouvoir le faire »…Ce sera particulièrement le cas de ceux qui auront pu se payer une solide « complémentaire » via de lourdes cotisations à un fonds de pension.

Une fiscalité sur mesure pour les grandes fortunes et les profits Vers la suppression de l’impôt sur le revenu :

C’est l’impôt le moins injuste…il faut donc « tendre vers la suppression progressive de cet impôt » ! Maintien de la Prime pour l’emploi, c’est à dire l’impôt négatif. Déductions fiscales concentrées sur l’investissement dans les PME-PMI.

Forte baisse de l’impôt sur les grandes successions :

Le barème de l’impôt ne comporterait plus que quatre tranches avec un taux sommital de 20% seulement, contre, aujourd’hui, un barème de 7 tranches avec un taux sommital de 40% (pour les successions de plus de 1 700 000 euros). Cela ne profiterait qu’aux grandes successions, car les petites sont déjà largement exonérées.

Forte baisse de l’impôt sur les sociétés :

L’impôt sur les sociétés aurait, lui aussi, un barème de trois tranches (10%, 15% et 20%) au lieu du taux unique actuel de 331/3%.

Forte baisse de l’imposition des plus-values de cession des entreprises :

Elle serait réduite à 10% du montant de la plus-value réalisée pour les cessions d’un montant inférieur à 5 millions d’euros. Au-delà, le taux serait ramené à 15%. Aujourd’hui, le régime normal prévoit un taux unique de 27% qui se décompose en 16% d’impôt de base sur les plus-values et 11% de CSG et CRDS.

Exonération de la résidence principale pour le calcul de l’ISF :

Le Pen a précisé qu’il s’agirait là d’un « premier temps » de la réforme de cet impôt qu’à l’évidence il cherche à faire disparaître.

Tout cela aurait pour conséquence l’appel accru aux impôts les plus injustes, la TVA et les autres impôts indirects qui frappent aveuglément la dépense des salariés, des chômeurs, des retraités. Simultanément seraient drastiquement comprimées les dépenses publiques et sociales, particulièrement au détriment des populations immigrées.

Retraites : haro sur les fonctionnaires et vive les fonds de pension !

Le Pen propose d’ « étendre à tous les salariés la garantie PREFON des fonctionnaires ». En l’espèce, il s’agit de mettre en place systématiquement les fonds de pension en France et d’amener chaque personne à y cotiser, quand elle le peut, pour un complément de retraite. Tandis que le régime spécial de retraite des fonctionnaires sera mis en cause. Cela, bien sûr, marchera de paire avec un rallongement de la durée du temps de travail tout au long de la vie variable selon que l’on pourra plus ou moins cotiser aux fonds de pension

Bénéfice historique de Total : Marie-George Buffet demande

 

Total affiche à nouveau un bénéfice net historique en 2006 : 12,6 milliards d’euros, après 12 milliards en 2005 et 9,04 milliards en 2004.

Ce résultat colossal, très inférieur aux profits réellement réalisés est du, notamment, au pétrole brut dont le cours a cru de 19% en 2006 sur le marché, mais que Total se procure, en réalité, à un coût moyen beaucoup plus faible. Il exprime aussi l’ampleur du racket infligé aux automobilistes en France avec l’appui de l’Etat qui, au passage, prélève massivement sur le prix du litre de carburant avec la TIPP et la TVA.

A quoi ces énormes profits servent-ils ? Les dirigeants de Total annoncent triomphants qu’en 2006, " le retour à l’actionnaire(..) sous forme de dividende ou de rachat d’actions " et autres opérations (Arkéna), a représenté quelque 8% de la capitalisation boursière du groupe à fin 2005, soit un total de prés de 10,5 milliards d’euros. En fait, le dividende de Total augmente en moyenne de 20% par an depuis 2000, soit une progression beaucoup plus forte que celle enregistrée chez les majors (Shell, BP, Exxon..). L’accord salarial signé pour 2006 avait prévu, quant à lui, une augmentation de 2,5% seulement !

Le groupe, qui refuse d’assumer une responsabilité environnementale dans l’affaire du naufrage de l’Erika, ne prévoit d’investir que 100 millions d’euros par an, à partir de 2010, dans le secteur des énergies alternatives, soit moins de 1% de son bénéfice net 2006 !

Je demande que le gouvernement décide d’une contribution sur les profits des compagnies pétrolières, dont Total, et sur les marges des réseaux de distribution pour financer une diminution des taux d’Etat de la TIPP sur l’essence sans plomb, un gel des taux de TIPP sur le gazole et l’instauration d’un " prix maximum " à la pompe, particulièrement pour le fioul domestique. Ce prélèvement devrait aussi servir à abonder un Fonds pour la lutte anti-pollution permettant d’amplifier les recherches pour la promotion des énergies alternatives, les économies d’énergie et le moteur propre.

Marie-George Buffet,

Candidate à l'élection présidentielle

Paris, le 14 février 2007

13.02.2007

Marie George Buffet répond aux questions des français.

Marie George Buffet était invitée à l’émission de TF1 "J’ai une question à vous poser" lundi 12 février 2007.

Pas de démagogie, les grandes lignes du programmes ont été abordées et une attention tout particulière fut portée aux financements des engagements.

Fiscalité, logement, emploi, politique industrielle, PME : vos questions, les réponses de la gauche populaire.